DOCETAXEL HOSPIRA 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

Taxanes, code ATC : L01CD02.

Docétaxel.............................................................................................................................. 10 mg

pour 1 mL de solution à diluer pour perfusion.

Flacon de 20 mg/2 mL

Un flacon de 2 mL contient 20 mg de docétaxel.

Flacon de 80 mg/8 mL

Un flacon de 8 mL contient 80 mg de docétaxel.

Flacon de 160 mg/16 mL

Un flacon de 16 mL contient 160 mg de docétaxel.

Excipient à effet notoire :

1 mL de solution à diluer pour perfusion contient 182 mg d’éthanol.

Ce produit contient 364 mg d'éthanol anhydre dans chaque flacon de 2 mL de concentré, ce qui équivaut à 182 mg / mL (23% v / v).Flacon de 80 mg/8 mL

Ce produit contient 1455 mg d'éthanol anhydre dans chaque flacon de 8 mL de concentré, ce qui équivaut à 182 mg / mL (23% v / v).Flacon de 160 mg/16 mL

Ce produit contient 2911 mg d'éthanol anhydre dans chaque flacon de 16 mL de concentré, ce qui équivaut à 182 mg / mL (23% v / v).Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

Cancer du sein

- Docétaxel en association à la doxorubicine et au cyclophosphamide est indiqué dans le traitement adjuvant du

• cancer du sein opérable, chez des patientes présentant un envahissement ganglionnaire.

• cancer du sein opérable, chez des patientes ne présentant pas d’envahissement ganglionnaire.

Pour des patientes avec cancer du sein opérable sans envahissement ganglionnaire, le traitement adjuvant devra être restreint aux patientes éligibles à une chimiothérapie selon les critères internationalement établis pour le traitement initial du cancer du sein au stade précoce (voir rubrique 5.1).

Docétaxel en association à la doxorubicine est indiqué dans le traitement du cancer du sein localement avancé ou métastatique chez les patientes n’ayant pas reçu de chimiothérapie cytotoxique antérieure dans cette affection.

Docétaxel en monothérapie est indiqué dans le traitement des patientes atteintes d’un cancer du sein localement avancé ou métastatique après échec d’une chimiothérapie cytotoxique ayant comporté une anthracycline ou un agent alkylant.

Docétaxel en association au trastuzumab est indiqué dans le traitement du cancer du sein métastatique avec surexpression tumorale de HER2 chez les patientes non prétraitées par chimiothérapie pour leur maladie métastatique.

Docétaxel en association à la capécitabine est indiqué dans le traitement des patientes atteintes de cancer du sein localement avancé ou métastatique après échec d’une chimiothérapie cytotoxique ayant comporté une anthracycline.

Cancer du poumon non à petites cellules

Docétaxel est indiqué dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules localement avancé ou métastatique après échec d’une chimiothérapie antérieure.

Docétaxel en association au cisplatine est indiqué dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules non résécable, localement avancé ou métastatique, chez les patients n’ayant pas reçu de chimiothérapie antérieure dans cette indication.

Cancer de la prostate

Docétaxel en association à la prednisone ou à la prednisolone est indiqué dans le traitement du cancer de la prostate métastatique résistant à la castration.

Docétaxel en association avec un traitement anti-androgénique (ADT), avec ou sans prednisone ou prednisolone, est indiqué dans le traitement du cancer de la prostate métastatique hormono-sensible.

Cancer gastrique

Docétaxel en association au cisplatine et au 5-fluorouracile est indiqué dans le traitement de l’adénocarcinome gastrique métastatique, y compris l’adénocarcinome de la jonction œsogastrique, chez les patients non prétraités par chimiothérapie antérieure pour leur maladie métastatique.

Cancer de la tête et du cou (voies aéro-digestives supérieures)

Docétaxel en association au cisplatine et au 5-fluorouracile est indiqué dans traitement d’induction du carcinome épidermoïde, localement avancé, des voies aéro-digestives supérieures.

DOCETAXEL HOSPIRA 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion s’administre par voie intraveineuse uniquement.

L’utilisation du docétaxel doit être réservée aux unités spécialisées dans l’administration de cytotoxiques et doit être administré uniquement sous le contrôle d’un médecin qualifié dans l’utilisation des chimiothérapies anticancéreuses (voir rubrique 6.6).

Posologie

Dans les cancers du sein, du poumon non à petites cellules, gastrique et des voies aéro-digestives supérieures, et sauf contre-indication, une prémédication par un corticoïde oral peut être utilisée, tel que la dexaméthasone à la dose de 16 mg par jour (par exemple 8 mg 2 fois par jour) pendant 3 jours en commençant la veille de la perfusion du docétaxel (voir rubrique 4.4).

Dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, compte tenu de l’utilisation concomitante de prednisone ou de prednisolone, la prémédication orale de dexaméthasone recommandée est de 8 mg, 12 heures, 3 heures et 1 heure avant la perfusion de docétaxel (voir rubrique 4.4).

Dans le cancer de la prostate métastatique hormono-sensible, indépendamment de l’utilisation concomitante de prednisone ou de prednisolone, la prémédication orale de dexaméthasone recommandée est de 8 mg, 12 heures, 3 heures et 1 heure avant la perfusion de docétaxel (voir rubrique 4.4).

Une prophylaxie par G-CSF peut être utilisée pour atténuer le risque de toxicité hématologique.

Le docétaxel est administré en perfusion d’1 heure toutes les trois semaines.

Cancer du sein

Dans le traitement adjuvant du cancer du sein opérable présentant un envahissement ganglionnaire et sans envahissement ganglionnaire, la posologie recommandée du docétaxel est de 75 mg/m2 administrée 1 heure après 50 mg/m2 de doxorubicine et 500 mg/m2 de cyclophosphamide, toutes les 3 semaines pendant 6 cycles (protocole TAC) (voir « Ajustement posologique pendant le traitement »).

Pour le traitement des patientes atteintes d'un cancer du sein localement avancé ou métastatique, la dose recommandée du docétaxel en monothérapie est de 100 mg/m2. En première ligne, le docétaxel à la dose de 75 mg/m2 est administré en association à la doxorubicine (50 mg/m2).

En association au trastuzumab, la posologie recommandée du docétaxel est de 100 mg/m2 toutes les 3 semaines, le trastuzumab étant administré toutes les semaines. Dans l’étude pivotale, la première perfusion de docétaxel a été effectuée le lendemain de la première administration de trastuzumab. Les cures suivantes de docétaxel ont été administrées immédiatement après la fin de la perfusion du trastuzumab si la dose précédente de trastuzumab avait été bien tolérée. Pour la posologie et le mode d'administration du trastuzumab, voir le Résumé des Caractéristiques du Produit.

En association à la capécitabine, la posologie recommandée du docétaxel est de 75 mg/m2 toutes les 3 semaines, associées à la capécitabine à la dose de 1250 mg/m2, 2 fois par jour (dans les 30 minutes qui suivent un repas) pendant 2 semaines, suivie d'une période sans traitement d’une semaine. Pour le calcul de la dose de capécitabine en fonction de la surface corporelle, voir le Résumé des Caractéristiques du Produit.

Cancer du poumon non à petites cellules

Chez les patients traités pour un cancer du poumon non à petites cellules et n'ayant reçu aucune chimiothérapie antérieure, les doses recommandées sont de 75 mg/m2 de docétaxel, suivi immédiatement par 75 mg/m2 de cisplatine en 30 à 60 minutes. Après échec d'une chimiothérapie à base de sels de platine, la dose recommandée est de 75 mg/m2 de docétaxel en monothérapie.

Cancer de la prostate

Cancer de la prostate métastatique résistant à la castration

La posologie recommandée de docétaxel est de 75 mg/m2. La prednisone ou la prednisolone orale est administrée en continu, à raison de 5 mg, 2 fois par jour (voir rubrique 5.1).

Cancer de la prostate métastatique hormono-sensible

La posologie recommandée de docétaxel est de 75 mg/m2 toutes les 3 semaines pendant 6 cycles. La prednisone ou la prednisolone orale est administrée en continu, à raison de 5 mg, 2 fois par jour.

Adénocarcinome gastrique

La posologie recommandée du docétaxel est de 75 mg/m2 en perfusion de 1 heure suivie le même jour par une perfusion de 1 à 3 heures de cisplatine à la posologie de 75 mg/m2 (les deux à J1 uniquement). Immédiatement après la fin de la perfusion de cisplatine, débute la perfusion continue sur 24 heures pendant 5 jours de 5-fluorouracile à la posologie de 750 mg/m2/j.

Le traitement est répété toutes les 3 semaines. Les patients doivent recevoir une prémédication par des antiémétiques et une hydratation adéquate pour l’administration du cisplatine Une prophylaxie par G-CSF devra être utilisée pour diminuer le risque de toxicité hématologique (voir « ajustement posologique pendant le traitement »).

Cancer de la tête et du cou (voies aéro-digestives supérieures)

Les patients doivent recevoir une prémédication par des antiémétiques et une hydratation adéquate (avant et après administration du cisplatine). Une prophylaxie par G-CSF peut être utilisée pour diminuer le risque de toxicité hématologique. Tous les patients du bras docétaxel des études TAX 323 et TAX 324 ont reçu une prophylaxie antibiotique.

Chimiothérapie d'induction suivie de radiothérapie (TAX 323) :

- Dans le traitement d'induction des carcinomes épidermoïdes localement avancés et inopérables des voies aéro-digestives supérieures, la posologie recommandée de docétaxel est de 75 mg/m2 en perfusion de 1 heure, suivi de cisplatine à la posologie de 75 mg/m2 en perfusion de 1 heure à J1, suivi de 5-fluorouracile à la posologie de 750 mg/m2/j en perfusion continue sur 5 jours.
Ce schéma est répété toutes les 3 semaines pendant 4 cycles. Après la chimiothérapie, les patients doivent être traités par radiothérapie.

Chimiothérapie d'induction suivie de chimio-radiothérapie (TAX 324) :

- Dans le traitement d'induction des patients présentant un carcinome épidermoïde localement avancé des voies aéro-digestives supérieures (VADS ; non techniquement résécable, à faible probabilité de curabilité chirurgicale avec préservation d'organe), la posologie recommandée de docétaxel est de 75 mg/m2 en perfusion intraveineuse de 1 heure à J1, suivi de cisplatine à la posologie de 100 mg/m2 en perfusion de 30 minutes à 3 heures, suivi de 5-fluorouracile 1 000 mg/m2/j en perfusion continue de J1 à J4. Ce schéma est administré toutes les 3 semaines à raison de 3 cycles. Après la chimiothérapie, les patients doivent être traités par chimio-radiothérapie.

Pour les ajustements posologiques du cisplatine et du 5-fluorouracile, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit correspondant.

Ajustement posologique pendant le traitement

Généralités

Le docétaxel doit être administré lorsque le nombre des polynucléaires neutrophiles est ³ 1 500/mm3. Chez les patients ayant présenté pendant le traitement par le docétaxel une neutropénie fébrile ou un nombre de polynucléaires neutrophiles < 500/mm3 pendant plus d’une semaine ou des réactions cutanées sévères ou répétées ou une neuropathie périphérique sévère, la dose de docétaxel doit être réduite de 100 mg/m2 à 75 mg/m2 et/ou de 75 mg/m2 à 60 mg/m2. Si ces réactions persistent à la dose de 60 mg/m2, le traitement doit être interrompu.

Traitement adjuvant du cancer du sein

Une prophylaxie primaire par G CSF devrait être envisagée chez les patientes recevant un traitement adjuvant par docétaxel, doxorubicine et cyclophosphamide (protocole TAC) pour le cancer du sein. Les patientes présentant une neutropénie fébrile et/ou une infection neutropénique devraient voir leur dose de docétaxel réduite à 60 mg/m2 lors de tous les cycles ultérieurs (voir rubriques 4.4 et 4.8). Pour les patientes présentant une stomatite de grade 3 ou 4, la dose de docétaxel devrait être diminuée à 60 mg/m2.

En association avec le cisplatine

Chez les patients ayant reçu une dose initiale de docétaxel à 75 mg/m2 en association au cisplatine, pour lesquels le nadir du nombre des plaquettes lors de la cure précédente était < 25 000/mm3, ou présentant une neutropénie fébrile, ou des toxicités sévères non hématologiques, la dose de docétaxel doit être réduite à 65 mg/m2 lors des cycles suivants. Pour l'ajustement posologique du cisplatine, se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit correspondant.

En association avec la capécitabine

- Pour l'ajustement posologique de la capécitabine, voir le Résumé des Caractéristiques du Produit.

- Chez les patients qui présentent une première apparition de toxicité de grade 2 qui persiste jusqu'à l'administration suivante de docétaxel/capécitabine, retarder le traitement jusqu'au retour au grade 0-1, puis reprendre le traitement à 100% de la posologie initiale.

- Chez les patients qui présentent une 2ème apparition de toxicité de grade 2 ou une 1ère apparition de toxicité de grade 3, quel que soit le stade du cycle de traitement, retarder le traitement jusqu'au retour au grade 0-1, puis reprendre le traitement à la dose de 55 mg/m2 de docétaxel.

- Pour toute apparition ultérieure de toxicité, ou toute toxicité de grade 4, arrêter le traitement par docétaxel.

En association avec le trastuzumab

Pour l’ajustement posologique du trastuzumab : voir le Résumé des Caractéristiques du Produit.

En association avec le cisplatine et le 5-fluorouracile

Si un épisode de neutropénie fébrile, de neutropénie prolongée ou d’infection neutropénique survient malgré l'utilisation de G-CSF, la posologie de docétaxel devra être réduite de 75 à 60 mg/m2.

Si des épisodes de neutropénie compliquée surviennent ultérieurement, la posologie de docétaxel devra être réduite de 60 à 45 mg/m2. En cas de thrombopénie de grade 4, la posologie de docétaxel devra être réduite de 75 à 60 mg/m2. Les administrations suivantes de docétaxel ne devront reprendre que si le nombre de polynucléaires neutrophiles redevient > 1 500/mm3 et le nombre de plaquettes > 100 000/mm3. Si ces toxicités hématologiques persistent, le traitement devra être arrêté (voir rubrique 4.4).

En cas de toxicité, les ajustements posologiques chez des patients recevant du docétaxel en association avec le cisplatine et le 5-fluorouracile (5-FU) sont les suivants :

Toxicité

Ajustement de la posologie

Diarrhées de grade 3

1er épisode : réduction de 20% de la dose de 5-FU

2ème épisode : réduction de 20% de la dose de docétaxel

Diarrhées de grade 4

1er épisode : réduction de 20% de la dose de docétaxel et de 5-FU

2ème épisode : arrêt du traitement

Stomatites/mucites de grade 3

1er épisode : réduction de 20% de la dose de 5-FU

2ème épisode : arrêt définitif du 5-FU seulement, lors de toutes les cures ultérieures

3ème épisode : réduction de 20% de la dose de docétaxel

Stomatites/mucites de grade 4

1er épisode : arrêt définitif du 5-FU seulement, lors de toutes les cures ultérieures

2ème épisode : réduction de 20% de la dose de docétaxel

Pour les ajustements posologiques du 5-fluorouracile et du cisplatine, se référer aux Résumés des Caractéristiques des Produits correspondants.

Dans les études pivotales SCCHN les patients ayant présenté une neutropénie compliquée (incluant neutropénie prolongée, neutropénie fébrile ou infection), une prophylaxie par G-CSF (exemple : du 6e au 15e jour) était recommandée pour les cycles suivants.

Populations à risque :

Patients atteints d’insuffisance hépatique :

D'après les données pharmacocinétiques relatives au docétaxel à 100 mg/m2 administré en monothérapie, la dose de docétaxel recommandée chez les patients ayant des transaminases (ALAT et/ou ASAT) supérieures à 1,5 fois la LSN, ainsi que des phosphatases alcalines supérieures à 2,5 fois la LSN, est de 75 mg/m2 (voir rubriques 4.4 et 5.2). Chez les patients ayant une bilirubinémie supérieure à la LSN et/ou des ASAT et ALAT supérieures à 3,5 fois la LSN, associées à des phosphatases alcalines supérieures à 6 fois la LSN, aucune réduction de dose ne peut être recommandée et le docétaxel ne doit pas être administré, sauf s'il est strictement indiqué.

Dans le traitement de l'adénocarcinome gastrique, en association avec le cisplatine et le 5-fluorouracile, l'étude clinique pivotale a exclu les patients présentant un taux de transaminases (ASAT et/ou ALAT) supérieur à 1,5 fois la LSN associé à des phosphatases alcalines supérieures à 2,5 fois la LSN et un taux de bilirubine supérieur à 1 fois la LSN. En conséquence pour ces patients, aucune réduction de dose ne peut être recommandée et le docétaxel ne doit pas être administré sauf s’il est strictement indiqué.

On ne dispose d'aucune donnée sur les insuffisants hépatiques traités par le docétaxel en association dans les autres indications.

Population pédiatrique

La tolérance et l’efficacité de docétaxel dans le traitement du carcinome nasopharyngé chez les enfants âgés de 1 mois à moins de 18 ans n’ont pas encore été établies.

Il n’est pas judicieux d’utiliser docétaxel dans la population pédiatrique dans les indications du cancer du sein, du cancer bronchique non à petites cellules, du cancer de la prostate, du carcinome gastrique et du cancer de la tête et du cou, à l’exception des carcinomes du nasopharynx de types II et III moins différenciés.

Personnes âgées

Au vu des données de pharmacocinétique de population, aucune précaution d’utilisation particulière n’est à prendre chez les personnes âgées.

En association avec la capécitabine, il est recommandé de réduire à 75% la dose initiale de capécitabine chez les sujets âgés de 60 ans ou plus (se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit).

Mode d’administration

Pour les instructions, sur la préparation et l’administration du produit, voir rubrique 6.6.

intraveineuse

- Hypersensibilité à la substance active, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

- Docétaxel ne doit pas être utilisé chez les patients présentant un nombre de neutrophiles inférieur à 1 500 cellules/mm3.

- Docétaxel ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, étant donné l’absence de données disponibles (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Tenir compte également des contre-indications des spécialités en association avec le docétaxel.

Pour les cancers du sein et du poumon non à petites cellules, une prémédication par un corticoïde oral tel que la dexaméthasone à la dose de 16 mg par jour (par exemple : 8 mg 2 fois par jour) pendant 3 jours, en commençant la veille de la perfusion de docétaxel, sauf contre-indication, peut réduire l'incidence et la sévérité de la rétention hydrique et la sévérité des réactions d'hypersensibilité. Pour le cancer de la prostate, la prémédication orale par la dexaméthasone est de 8 mg, 12 heures, 3 heures et 1 heure avant la perfusion de docétaxel (voir rubrique 4.2).

Hématologie

La neutropénie est l'effet indésirable le plus fréquent observé avec le docétaxel. Le nadir des polynucléaires neutrophiles a été observé en médiane 7 jours après le traitement, mais cet intervalle peut être plus court chez les patients prétraités. Une surveillance fréquente de la formule sanguine doit être exercée chez tous les patients traités par le docétaxel. Le traitement par le docétaxel ne doit pas être repris tant que le nombre de neutrophiles n'est pas remonté à un niveau ≥ 1500/mm3 (voir rubrique 4.2).

En cas de neutropénie sévère (< 500/mm3 durant 7 jours ou plus) pendant une cure de docétaxel, il est recommandé de réduire la dose lors des cures suivantes ou de prendre les mesures symptomatiques appropriées (voir rubrique 4.2).

Chez les patients traités par le docétaxel en association avec le cisplatine et le 5-fluorouracile (protocole TCF), l'administration de G-CSF en prophylaxie permet de réduire la fréquence des neutropénies fébriles et des infections neutropéniques. Les patients traités selon le protocole TCF devront recevoir du G-CSF en prophylaxie pour diminuer le risque de survenue de neutropénies compliquées (neutropénie fébrile, neutropénie prolongée ou infection neutropénique). Les patients traités selon le protocole TCF devront faire l'objet d'une surveillance attentive (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Chez les patients traités par le docétaxel en association avec la doxorubicine et le cyclophosphamide (protocole TAC), une neutropénie fébrile et/ou une infection neutropénique ont été observées à des taux plus faibles lorsque les patients ont reçu une prophylaxie primaire par G CSF. Une prophylaxie primaire par G CSF doit être envisagée chez les patientes recevant un traitement adjuvant par le protocole TAC pour le cancer du sein afin de réduire le risque de neutropénie compliquée (neutropénie fébrile, neutropénie prolongée ou infection neutropénique). Les patients traités selon le protocole TAC devront faire l’objet d’une surveillance attentive (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Réactions gastro-intestinales

La prudence est recommandée chez les patients atteints de neutropénie, particulièrement à risque de développer des complications gastro-intestinales. Bien que la majorité des cas se soient produits au cours du premier ou du second cycle du traitement contenant du docétaxel en protocole, une entérocolite peut survenir à tout moment et entraîner la mort dès le premier jour de survenue. Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance étroite pour détecter les manifestations précoces de toxicité gastro-intestinale grave (voir rubriques 4.2, 4.4 Hématologie, et 4.8).

Réactions d'hypersensibilité

Les patients doivent être strictement surveillés en raison du risque de réactions d'hypersensibilité, particulièrement pendant la première et la seconde perfusion. Des réactions d'hypersensibilité peuvent survenir dans les minutes qui suivent le début d'une perfusion de docétaxel ; pour cette raison, le matériel médical approprié doit être disponible pour traiter l'hypotension et le bronchospasme. Les manifestations mineures, comme les bouffées vasomotrices ou les réactions cutanées localisées ne justifient pas l'interruption du traitement.

En revanche, les réactions sévères, telles qu'une hypotension sévère, un bronchospasme ou un rash/érythème généralisé, imposent l'arrêt immédiat du docétaxel et l'instauration d'un traitement symptomatique. Le docétaxel ne doit pas être réadministré aux patients ayant présenté des réactions d'hypersensibilité sévères. Les patients ayant précédemment développé une réaction d’hypersensibilité au paclitaxel sont susceptibles de développer une réaction d’hypersensibilité au docétaxel, y compris une réaction d’hypersensibilité plus sévère. Ces patients doivent être étroitement surveillés lors de l’instauration d’un traitement par docétaxel.

Réactions cutanées

Des cas d'érythèmes cutanés localisés aux extrémités (paumes des mains et plantes des pieds), accompagnés d'œdème et suivis de desquamation ont été observés. Des symptômes sévères, tels que des éruptions suivies de desquamation conduisant à l'interruption temporaire ou définitive du traitement par le docétaxel, étaient rapportés (voir rubrique 4.2).

Des effets indésirables cutanés sévères (EICS) tels que le Syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), la Nécrolyse Epidermique Toxique (NET) et la Pustulose Exanthématique Aiguë Généralisée (PEAG) ont été rapportés avec le traitement par docétaxel. Les patients doivent être informés des signes et symptômes de ces manifestations cutanées graves et étroitement surveillés. Si des signes et symptômes évocateurs de ces réactions apparaissent, l'interruption du docétaxel doit être considérée.

Rétention hydrique

Les patients présentant une rétention hydrique sévère, telle que pleurésie, péricardite et ascite, devront être particulièrement surveillés.

Affections respiratoires

Des cas de syndrome de détresse respiratoire aiguë, de pneumonie/pneumopathie interstitielle, de pneumopathie interstitielle diffuse, de fibrose pulmonaire et d’insuffisance respiratoire, parfois d’évolution fatale, ont été rapportés. Des cas de pneumopathie radique ont été rapportés chez des patients traités de manière concomitante par radiothérapie.

En cas d’apparition ou d’aggravation de symptômes pulmonaires, il est conseillé de mettre en place une surveillance étroite du patient, d’effectuer rapidement des investigations et de débuter un traitement approprié. Il est recommandé d’interrompre le traitement par docétaxel jusqu’à l’établissement d’un diagnostic. Le recours précoce aux soins de support peut contribuer à l’amélioration de l’état du patient. Le bénéfice de la reprise du docétaxel doit être soigneusement évalué.

Patients avec insuffisance hépatique

Chez les patients traités par le docétaxel à 100 mg/m2 en monothérapie et présentant des taux de transaminases (ALAT et/ou ASAT) supérieurs à 1,5 fois la LSN, associés à des taux sériques de phosphatases alcalines supérieurs à 2,5 fois la LSN, le risque de développer des effets indésirables sévères tels que décès toxiques (incluant septicémies et hémorragies gastro-intestinales qui peuvent être fatales), neutropénie fébrile, infections, thrombocytopénies, stomatites et asthénie, est augmenté. En conséquence, la dose recommandée de docétaxel chez les patients ayant un bilan de la fonction hépatique élevé (BFH) est de 75 mg/m2, et un bilan de la fonction hépatique (BFH) doit être fait en début du traitement et avant chaque cure (voir rubrique 4.2).

Chez les patients avec une bilirubinémie supérieure à la LSN et/ou des ALAT et ASAT supérieures à 3,5 fois la LSN associées à des phosphatases alcalines supérieures à 6 fois la LSN, aucune réduction de dose ne peut être recommandée et le docétaxel ne devrait pas être administré, sauf s'il est strictement indiqué.

Dans le traitement de l'adénocarcinome gastrique en association avec le cisplatine et le 5-fluorouracile, l’étude clinique pivotale a exclu les patients présentant un taux de transaminases (ASAT et/ou ALAT) supérieur à 1,5 fois la LSN associé à des phosphatases alcalines supérieures à 2,5 fois la LSN et un taux de bilirubine supérieur à 1 fois la LSN. En conséquence pour ces patients, aucune réduction de dose ne peut être recommandée et le docétaxel ne devrait pas être administré, sauf s’il est strictement indiqué.

On ne dispose d'aucune donnée sur les insuffisants hépatiques traités par le docétaxel en association dans les autres indications.

Patients avec insuffisance rénale

Il n'existe aucune donnée disponible chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère traités par le docétaxel.

Ce médicament contient du Macrogol 300 qui peut augmenter le risque de néphrotoxicité chez les insuffisants rénaux.

Système nerveux

L'apparition d'une neurotoxicité périphérique sévère impose une réduction de la dose (voir rubrique 4.2).

Toxicité cardiaque

Une insuffisance cardiaque a été observée chez des patientes recevant du docétaxel en association avec du trastuzumab, en particulier après une chimiothérapie contenant une anthracycline (doxorubicine ou épirubicine). Celle-ci peut être modérée à sévère, voire même d'issue fatale (voir rubrique 4.8).

Quand les patientes sont susceptibles d'être traitées par le docétaxel en association avec le trastuzumab, elles doivent bénéficier d'une évaluation cardiaque avant traitement.

La fonction cardiaque doit être surveillée pendant le traitement (par exemple, tous les 3 mois) pour permettre d'identifier les patientes susceptibles de développer un dysfonctionnement cardiaque. Pour plus de détails, voir le résumé des caractéristiques du produit de trastuzumab.

Des arythmies ventriculaires comprenant notamment des tachycardies ventriculaires (parfois d’issue fatale) ont été rapportées chez des patients traités par le docétaxel en association avec des traitements tels que la doxorubicine, le 5-fluorouracile et/ou le cyclophosphamide (voir rubrique 4.8).

Une évaluation cardiaque préalable à la mise en œuvre du traitement par docétaxel est recommandée.

Affections oculaires

Des cas d’œdème maculaire cystoïde (OMC) ont été rapportés chez des patients traités par docétaxel.

Les patients présentant des troubles de la vision doivent réaliser un examen ophtalmologique rapide et complet. En cas de diagnostic d’OMC, le traitement par docétaxel devra être arrêté et un traitement approprié devra être initié (voir rubrique 4.8).

Second cancer primitif

Des seconds cancers primitifs ont été rapportées lorsque le docétaxel était prescrit avec des traitements anticancéreux connus pour être associés à des second cancers primitifs. Les second cancers primitifs (y compris la leucémie myéloϊde aiguë, le syndrome myélodysplasique et le lymphome non hodgkinien) peuvent survenir plusieurs mois ou années après le traitement par docétaxel. Les patients doivent faire l’objet d’un suivi afin de déceler un second cancer primitif (voir rubrique 4.8).

Syndrome de lyse tumorale

Un syndrome de lyse tumorale a été rapporté avec le docétaxel après le premier ou le deuxième cycle (voir rubrique 4.8). Les patients à risque de syndrome de lyse tumorale (par exemple avec insuffisance rénale, hyperuricémie, tumeur volumineuse, progression rapide) doivent être étroitement surveillés. La correction de la déshydratation et le traitement des taux élevés d'acide urique sont recommandés avant le début du traitement.

Divers

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes contraceptives pendant le traitement et pendant 2 mois après la fin du traitement par docétaxel. Les hommes doivent utiliser des méthodes contraceptives pendant le traitement et pendant 4 mois après la fin du traitement par docétaxel (voir rubrique 4.6).

L’administration concomitante du docétaxel et d’inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple kétoconazole, itraconazole, clarithromycine, indinavir, néfazodone, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, télithromycine et voriconazole) devrait être évitée (voir rubrique 4.5).

Précautions particulières pour l'utilisation en traitement adjuvant du cancer du sein

Neutropénie compliquée

Chez les patientes ayant présenté une neutropénie compliquée (une neutropénie prolongée, une neutropénie fébrile ou une infection), l'utilisation de G-CSF et une réduction de dose devraient être envisagées (voir rubrique 4.2).

Effets gastro-intestinaux

Des symptômes tels que douleur et sensibilité abdominale précoces, fièvre, diarrhée, avec ou sans neutropénie, peuvent être des manifestations précoces d'une toxicité gastro-intestinale sévère et doivent être évalués et traités rapidement.

Insuffisance cardiaque congestive (ICC)

Les patientes doivent être surveillées pour des symptômes d'insuffisance cardiaque congestive pendant le traitement et pendant la période de suivi. Chez les patientes traitées par le protocole TAC pour un cancer du sein présentant un envahissement ganglionnaire, il a été montré que le risque d’ICC était plus élevé la première année après le traitement (voir rubriques 4.8 et 5.1).

Patientes présentant au moins 4 ganglions envahis

Comme le bénéfice observé chez les patientes présentant au moins 4 ganglions envahis n’était pas statistiquement significatif sur la survie sans maladie (SSM) et la survie globale (SG), le rapport bénéfice/risque positif du protocole TAC chez les patientes ayant au moins 4 ganglions envahis n'a pas été complètement démontré par l'analyse finale (voir rubrique 5.1).

Population âgée

Précautions d’utilisation dans le traitement adjuvant du cancer du sein

Il existe des données limitées disponibles sur l'utilisation du docétaxel en association avec la doxorubicine et le cyclophosphamide chez des patientes de plus de 70 ans.

Précautions d’utilisation dans le cancer de la prostate résistant à la castration

Dans une étude dans le cancer de la prostate (TAX 327) sur les 333 patients traités avec le docétaxel toutes les 3 semaines, 209 patients étaient âgés de 65 ans ou plus et 68 patients étaient âgés de plus de 75 ans. Chez les patients traités par le docétaxel toutes les 3 semaines, l'incidence des altérations des ongles attribuées au médicament était supérieure, d'au moins 10% chez les patients âgés de 65 ans ou plus, à celle observée chez les sujets plus jeunes. L'incidence des cas de fièvre, diarrhée, anorexie et œdème périphérique attribués au médicament était supérieure, d'au moins 10% chez les patients de 75 ans et plus, à celle observée chez les sujets de moins de 65 ans.

Précautions d’emploi dans le cancer de la prostate métastatique hormono-sensible

Dans une étude menée dans le cancer de la prostate hormono-sensible (STAMPEDE), sur les 545 patients traités par docétaxel toutes les 3 semaines, 296 étaient âgés de 65 ans ou plus, et 48 étaient âgés de 75 ans ou plus. Dans le bras docétaxel, on a rapporté plus de réaction d'hypersensibilité, de neutropénie, d’anémie, de rétention hydrique, de dyspnée et d’altérations des ongles chez les patients ≥ 65 ans que chez les patients de moins de 65 ans. Aucune de ces augmentations de fréquence n'a atteint 10% de différence par rapport au bras de contrôle. Chez les patients âgés de 75 ans ou plus, les cas de neutropénie, d’anémie, de diarrhée, de dyspnée ou d’infection des voies aériennes supérieures ont été rapportés avec une plus grande incidence (au moins 10% supérieure).

Précautions d'emploi dans le cancer de l'adénocarcinome gastrique

Dans une étude sur le cancer gastrique, sur les 300 patients (221 patients en phase III et 79 patients en phase II) traités par le docétaxel en association avec le cisplatine et le 5-fluorouracile, 74 patients étaient âgés de 65 ans ou plus et 4 patients étaient âgés de 75 ans ou plus. L'incidence des effets indésirables graves était plus élevée chez les personnes âgées comparée aux patients plus jeunes. L'incidence des effets indésirables suivants (quel que soit le grade) léthargie, stomatites, infections, était supérieure, d'au moins 10% chez les patients âgés de 65 ans ou plus, à celle observée chez les sujets plus jeunes.

Les personnes âgées traitées avec le protocole TCF feront l'objet d'une surveillance attentive.

Informations sur les excipients

Teneur en éthanol

Flacon de 20 mg/2 mL

Chaque flacon de 2 mL de concentré contient 364 mg d'éthanol anhydre (voir rubrique 2), ce qui équivaut à moins de 10 mL de bière ou 4 mL de vin.

Flacon de 80 mg/8 mL

Chaque flacon de 8 mL de concentré contient 1455 mg d'éthanol anhydre (voir section 2), ce qui équivaut à moins de 37 mL de bière ou 15 mL de vin.

Flacon de 160 mg/16 mL

Chaque flacon de 16 mL de concentré contient 2911 mg d'éthanol anhydre (voir rubrique 2), ce qui équivaut à moins de 73 mL de bière ou 30 mL de vin.

Un exemple d'exposition à l'éthanol basé sur la dose quotidienne unique maximale (voir rubrique 4.2) est le suivant:

• L'administration de 18 mL de ce médicament à un adulte pesant 70 kg entraînerait une exposition à 46,8 mg / kg d'éthanol, ce qui pourrait entraîner une augmentation de l'alcoolémie de 7,8 mg / 100 mL.

À titre de comparaison, pour un adulte buvant un verre de vin ou 500 mL de bière, le taux d'alcoolémie est probablement d'environ 50 mg / 100 mL.

Co-administration avec des médicaments contenant par ex. le propylène glycol ou l'éthanol peut entraîner une accumulation d'éthanol et induire des effets indésirables, en particulier chez les jeunes enfants dont la capacité métabolique est faible ou immature.

Il est peu probable que la quantité d'éthanol contenue dans ce médicament ait un effet chez les adultes et les adolescents, et ses effets chez les enfants ne seront probablement pas perceptibles. Il peut avoir certains effets, tels que la somnolence, chez les nouveau-nés et les jeunes enfants.

La teneur en éthanol de ce médicament doit être soigneusement prise en compte dans les groupes de patients suivants qui peuvent présenter un risque plus élevé d'effets indésirables liés à l'éthanol:

• Femmes enceintes ou allaitantes

• Patients atteints d’une maladie du foie

• Patients épileptiques

• Les patients souffrant d'alcoolisme.

Prendre en considération les effets possibles sur le système nerveux central.

médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 1 flacon(s) en verre de 2 ml

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : PFIZER HOLDING FRANCE