FEMSEPTEVO 50 microgrammes/7 microgrammes/24 heures, dispositif transdermique
Classe médicamenteuse
Progestatifs et estrogènes en association, lévonorgestrel et estrogènes (Système génito-urinaire et hormones sexuelles) | Code ATC : G03FA11
Composition
Estradiol hémihydraté ...................................................................................................... 1,500 mg
Lévonorgestrel ................................................................................................................. 0,525 mg
Pour un dispositif transdermique de 15 cm2.
Un dispositif transdermique délivre 50 microgrammes d'estradiol hémihydraté et 7 microgrammes de lévonorgestrel par 24 heures.
Indications thérapeutiques
Traitement Hormonal Substitutif (THS) des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées depuis plus d’un an.
L'expérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Pour usage transdermique.
FEMSEPTEVO doit être appliqué une fois par semaine, c'est-à-dire que le dispositif est remplacé tous les 7 jours.
FEMSEPTEVO est un THS combiné continu, sans aucune période d'arrêt de traitement : dès que la patiente retire un dispositif, elle doit immédiatement appliquer le suivant. Oublier de changer un patch à la date prévue peut augmenter la survenue de saignements intercurrents et de spottings.
Chez les femmes en aménorrhée et ne recevant aucun THS ou chez les femmes déjà traitées par un autre THS combiné continu, le traitement par FEMSEPTEVO peut être débuté à n'importe quel moment.
Par contre, les femmes sous THS séquentiel devront commencer le traitement par FEMSEPTEVO juste après la fin de leur hémorragie de privation.
Pour débuter ou poursuivre un traitement dans l'indication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir rubrique 4.4.).
Mode d’administration
FEMSEPTEVO doit être appliqué sur une peau propre, sèche, saine (non irritée, ni écorchée), dépourvue de crème, lait ou produit huileux.
FEMSEPTEVO doit être appliqué à un endroit ne présentant pas de plis cutanés importants, par exemple les fesses ou les hanches, et qui ne soit pas le siège de frottements vestimentaires (éviter le tour de taille et les vêtements serrés qui peuvent détacher le dispositif transdermique).
FEMSEPTEVO ne doit pas être appliqué sur les seins ou à proximité de ceux -ci. Il est recommandé de ne pas l'appliquer deux fois de suite au même endroit. Un intervalle libre d'au moins une semaine doit être respecté entre les applications sur un même site.
Après ouverture du sachet, la moitié du feuillet de protection doit être détachée en prenant soin de ne pas poser les doigts sur la partie adhésive du dispositif transdermique qui doit être appliquée immédiatement sur la peau. Puis l'autre partie du feuillet de protection doit être détachée et une pression doit être fermement exercée sur le patch avec la paume de la main au moins 30 secondes en insistant sur les bords. La pression et la chaleur de la main sont indispensables pour assurer une adhésivité optimale du dispositif.
Il est possible de se doucher ou de prendre un bain tout en gardant le dispositif transdermique.
Dans le cas où un dispositif transdermique se décollerait prématurément, c'est-à-dire avant le 7ème jour (du fait d'activité physique importante, d'hypersudation, de frottement anormal de vêtements), il doit être remplacé par un nouveau dispositif. Afin de faciliter une bonne observance du traitement, il est recommandé de changer le patch à la date initialement prévue et de reprendre le rythme de changement conformément au schéma initial.
Une fois appliqué, le dispositif transdermique doit être protégé par des vêtements pour éviter une exposition directe au soleil.
Le retrait du dispositif transdermique doit se faire doucement afin de ne pas irriter la peau. Si une partie de l'adhésif reste sur la peau, il est possible de l'enlever en frottant doucement avec une crème ou une lotion huileuse.
Après utilisation, FEMSEPTEVO doit être plié en deux (surface adhésive contre surface adhésive) avant d'être jeté.
Voie d'administration
transdermique
Contre-indications
- Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;
- Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple : cancer de l’endomètre) ;
- Hémorragies génitales non diagnostiquées ;
- Hyperplasie endométriale non traitée ;
- Antécédents d’accident thrombo-embolique veineux ou accident thrombo-embolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
- Anomalies thrombophiliques connues (par exemple, déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique 4.4) ;
- Accident thrombo-embolique artériel récent ou en évolution (par exemple : angor, infarctus du myocarde) ;
- Affection hépatique aiguë ou antécédents d’affection hépatique jusqu’à normalisation des tests hépatiques ;
- Hypersensibilité connue à l’une des substances actives ou à l’un des excipients ;
- Porphyrie.
Mise en garde et précautions d'emploi
Dans l’indication du traitement des symptômes de la ménopause, un THS ne doit être instauré que si les troubles sont perçus par la patiente comme altérant sa qualité de vie. Dans tous les cas, une réévaluation du rapport bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS peut être poursuivi tant que le bénéfice est supérieur au risque encouru.
Les données concernant les risques associés au THS dans le traitement de la ménopause précoce sont limitées. Cependant, en raison du faible risque absolu chez les femmes jeunes, le rapport bénéfice/risque dans cette population peut être plus favorable que chez les femmes plus âgées.
Examen clinique et surveillance
Avant de débuter ou de recommencer un traitement hormonal substitutif (THS), il est indispensable d’effectuer un examen clinique et gynécologique complet (y compris le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications et précautions d’emploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers seront effectués, leur nature et leur fréquence étant adaptés à chaque patiente.
Les femmes doivent être informées du type d’anomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant (voir paragraphe « cancer du sein » ci-dessous). Les examens, incluant les outils d’imagerie appropriés (par exemple mammographie), doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.
Conditions nécessitant une surveillance
Si l’une des affections suivantes survient, est survenue précédemment et/ou s’est aggravée au cours d’une grossesse ou d’un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaitre ou s’aggraver au cours du traitement par FEMSEPTEVO, en particulier :
- léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose ;
- facteurs de risque thrombo-emboliques (voir ci-dessous) ;
- facteurs de risque de tumeurs estrogéno-dépendantes, par exemple : 1er degré d’hérédité pour le cancer du sein ;
- hypertension artérielle ;
- troubles hépatiques (par exemple : adénome hépatique) ;
- diabète avec ou sans atteinte vasculaire ;
- lithiase biliaire ;
- migraines ou céphalées sévères ;
- lupus érythémateux disséminé ;
- antécédents d’hyperplasie endométriale (voir ci-dessous) ;
- épilepsie ;
- asthme ;
- otosclérose.
Arrêt immédiat du traitement :
Le traitement doit être arrêté immédiatement en cas de survenue d’une contre-indication ou dans les cas suivants :
- ictère ou altération de la fonction hépatique ;
- augmentation significative de la pression artérielle ;
- céphalée de type migraine inhabituelle ;
- grossesse.
Hyperplasie endométriale et carcinome
- Chez les femmes ayant un utérus intact, le risque d’hyperplasie et de carcinome endométrial est majoré lors de l’administration d’œstrogènes seuls pendant de longues périodes. La majoration rapportée du risque de cancer endométrial chez les utilisatrices d’œstrogènes seuls est 2 à 12 fois supérieure à celui des non-utilisatrices, en fonction de la durée du traitement et de la dose d’œstrogènes (voir rubrique 4.8). Après l’arrêt du traitement, ce risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans.
- L’ajout cyclique d’un progestatif pendant au moins 12 jours par mois/cycle de 28 jours ou le traitement œstro-progestatif combiné continu chez les femmes non hystérectomisées prévient le risque excédentaire associé au THS à base d’œstrogènes seuls.
- Des métrorragies et des « spottings » peuvent survenir au cours des premiers mois de traitement. La survenue de saignements irréguliers plusieurs mois après le début du traitement ou la persistance de saignements après l'arrêt du traitement doivent faire rechercher une pathologie sous-jacente. Cette démarche peut nécessiter une biopsie endométriale afin d'éliminer une pathologie maligne.
Cancer du sein
Les données globales montrent un risque majoré de cancer du sein chez les femmes prenant une combinaison estroprogestative ou chez celles prenant un THS par estrogènes seuls, ce risque dépendant de la durée de la prise du THS.
Traitement combiné œstrogènes‑progestatifs
L’essai randomisé contrôlé versus placebo Women's Health Initiative Study (WHI) et une méta-analyse des études épidémiologiques prospectives montrent une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par un THS estroprogestatif combiné, apparaissant au bout d’environ 3 (1-4) ans de traitement (voir rubrique 4.8).
Traitement par œstrogènes seuls
L’étude WHI n’a pas montré d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes hystérectomisées traitées par estrogènes seuls. Les études observationnelles ont généralement rapporté une légère augmentation du risque de cancer du sein diagnostiqué, ce risque étant plus faible que chez les utilisatrices d’association estrogènes-progestatifs. (voir rubrique 4.8).
Les résultats d’une importante méta-analyse ont montré qu’après avoir arrêté le traitement, le risque additionnel diminue dans le temps et la durée nécessaire pour qu’il revienne à la normale dépend de la durée de la prise du THS. Lorsqu’un THS a été suivi pendant plus de 5 ans, le risque peut perdurer 10 ans ou plus.
Les THS, particulièrement les traitements combinés estrogène/progestatif, augmentent la densité mammaire à la mammographie, ce qui pourrait gêner le diagnostic de cancer du sein.
Cancer ovarien
Le cancer ovarien est beaucoup plus rare que le cancer du sein.
Les données épidémiologiques provenant d'une importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par oestrogènes seuls ou par une combinaison d'oestrogènes et de progestatifs, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de l'utilisation du produit et diminue progressivement après l'arrêt du traitement.
D'autres études, y compris l'essai WHI (Women's Health Initiative), suggèrent qu'un risque similaire ou légèrement inférieur peut être associé avec une utilisation de THS combinés (voir rubrique 4.8).
Thromboembolie veineuse
Le THS est associé à un risque multiplié par 1,3 à 3 de développement d’une thromboembolie veineuse (TEV), c’est-à-dire de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire. La probabilité de survenue d’un tel événement est plus élevée au cours de la première année d’utilisation du THS (voir rubrique 4.8).
Les patientes ayant un état thrombophilique connu ont un risque majoré de TEV, et les THS peuvent accroître ce risque. Ils sont donc contre-indiqués chez ces patientes (voir rubrique 4.3).
Les facteurs de risque de TEV globalement reconnus incluent l’utilisation d’œstrogènes, l’âge avancé, la chirurgie majeure, l’immobilisation prolongée, l’obésité (IMC > 30 kg/m2), la période de grossesse/postpartum, le lupus érythémateux disséminé (LED) et le cancer. Il n’existe pas de consensus concernant le rôle potentiel des varices dans la TEV.
Comme chez toutes les patientes postopératoires, des mesures prophylactiques doivent être envisagées pour prévenir une TEV après la chirurgie. Si une immobilisation prolongée doit suivre une chirurgie élective, l’arrêt provisoire du THS 4 à 6 semaines auparavant est recommandé. Le traitement ne doit pas être réintroduit avant que la patiente ait retrouvé toute sa mobilité.
Chez les femmes sans antécédent personnel de TEV, mais ayant un parent du premier degré avec un antécédent de thrombose à un âge jeune, un dépistage peut être proposé après une revue approfondie de ses limites (seules certaines anomalies thrombophiliques sont identifiées par dépistage).
En cas d’identification d’anomalies thrombophiliques associées à une thrombose chez des membres de la famille ou considérées comme « sévères » (par exemple, déficit en antithrombine, en protéine S ou en protéine C ou une association d’anomalies), le THS est contre-indiqué.
Les femmes déjà sous traitement anticoagulant chronique doivent être soumises à une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque lié à l’utilisation du THS.
Si une TEV se développe après l’initiation du traitement, ce dernier devra être arrêté. Il devra être recommandé aux patientes de contacter immédiatement leur médecin en cas de suspicion de symptôme thromboembolique potentiel (notamment œdème douloureux de la jambe, douleur subite dans la poitrine, dyspnée).
Maladie coronarienne
Il n’existe pas de données d’études contrôlées randomisées démontrant une protection contre l’infarctus du myocarde des femmes avec ou sans coronaropathie existante ayant reçu un THS estroprogestatif ou à base d’œstrogènes seuls.
Le risque relatif de coronaropathie au cours de l’utilisation de THS par combinaison estroprogestative est légèrement majoré. Le risque absolu initial de maladie coronarienne dépendant fortement de l’âge, le nombre de cas supplémentaires dus à l’utilisation combinée d’un estrogène et d’un progestatif est très faible chez les femmes en bonne santé proches de la ménopause, mais il augmente avec l’âge.
Accident vasculaire cérébral ischémique
Le traitement estroprogestatif combiné et le traitement estrogénique seul sont associés à une augmentation du risque d’accident vasculaire cérébral ischémique pouvant atteindre un facteur de 1,5. Le risque relatif n’évolue pas avec l’âge ni avec le temps écoulé depuis la ménopause. Toutefois, le risque de base d’AVC étant fortement âge-dépendant, le risque global d’AVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l’âge (voir rubrique 4.8).
Autres précautions d’emploi
Les estrogènes pouvant provoquer une rétention hydrique, les patientes présentant une insuffisance rénale ou cardiaque doivent être étroitement surveillées.
Les femmes avec une hypertriglycéridémie préexistante doivent être étroitement surveillées pendant le traitement hormonal substitutif.De rares cas d'augmentation importante du taux des triglycérides conduisant à une pancréatite ont été observés sous estrogénothérapie.
Les estrogènes exogènes peuvent provoquer ou aggraver les symptômes d’un angiœdème héréditaire ou acquis.
Au cours du traitement par les estrogènes, une augmentation des taux plasmatiques de la TBG (thyroid binding globulin) est observée, elle conduit à une élévation des taux plasmatiques des hormones thyroïdiennes totales mesurés par PBI (protein-bound iodine), de la T4 totale (mesurée sur colonne ou par RIA (radioimmunoassay)) et de la T3 totale (mesurée par RIA). La fixation de la T3 sur la résine est diminuée, reflétant l'augmentation de la TBG. Les concentrations des fractions libres de T4 et de T3 restent inchangées. Les taux sériques d'autres protéines de liaison telles que la CBG (corticoid binding globulin) et la SHBG (sex-hormone binding globulin) peuvent être augmentés entraînant, respectivement, une augmentation des taux circulants de corticoïdes et de stéroïdes sexuels. Les concentrations des fractions libres ou actives des hormones restent inchangées. D'autres protéines plasmatiques peuvent également être augmentées (angiotensinogène/substrat de la rénine, alpha-1-antitrypsine, céruloplasmine).
Le THS n’améliore pas les fonctions cognitives. Certaines données indiquent une augmentation du risque de probable démence chez les femmes débutant un traitement combiné continu ou estrogénique seul après 65 ans.
Elévation du taux d’ALAT
Au cours des essais cliniques sur le traitement de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) par l’association ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec et sans dasabuvir, les élévations du taux d’ALAT au-delà de 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN) étaient significativement plus fréquentes chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l’éthinylestradiol, tels que des CHC. Des élévations du taux d’ALAT ont également été observées chez les patientes traitées par glécaprévir/pibrentasvir utilisant des médicaments contenant de l’éthinylestradiol, tels que des CHC. Chez les femmes utilisant des médicaments contenant des œstrogènes autres que l’éthinylestradiol, comme l’estradiol, la fréquence des élévations du taux d’ALAT était similaire à celle observée chez les femmes n’utilisant aucun œstrogène ; cependant, étant donné le nombre limité de femmes prenant ces autres œstrogènes, il convient d’être prudent en cas de co-administration avec l’association médicamenteuse ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir et avec le traitement par glécaprévir/pibrentasvir. Voir rubrique 4.5.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 4 sachet(s) papier polyéthylène aluminium copolymère d'éthylène de 1 dispositif(s)
Prix : 9.84
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : THERAMEX IRELAND (IRLANDE)