CLASTOBAN 800 mg, comprimé pelliculé
Classe médicamenteuse
BIPHOSPHONATES | code ATC : M05BA02
Composition
Clodronate disodique .......................................................................................................... 800 mg
Sous forme de clodronate disodique tétrahydraté................................................................ 1000 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Indications thérapeutiques
- Traitement des hypercalcémies malignes en relais de la forme injectable
- Traitement palliatif des ostéolyses d’origine maligne avec ou sans hypercalcémie, en complément du traitement spécifique de la tumeur (voir rubrique 4.4)
Dans les cas d’hypercalcémies, le traitement doit être associé à une réhydratation optimale.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Les comprimés doivent être pris en dehors des repas (voir rubrique. 4.5).
Selon l’indication et la dose utilisée, le traitement sera pris en une ou deux prises. Il faut de préférence prendre la dose journalière unique ou la première des deux doses de la journée le matin à jeun, avec un verre d’eau. Pendant l’heure suivant la prise, le patient ne doit ni manger, ni boire (sauf de l’eau plate), ni prendre aucun autre médicament par voie orale.
Dans le cas d’une posologie à deux prises par jour, la seconde dose doit être prise entre les repas (au moins deux heures après) et une heure avant la prise du repas suivant, d’une boisson (autre que de l’eau plate), ou d’un autre médicament.
CLASTOBAN étant éliminé principalement par voie rénale, une hydratation optimale doit être maintenue pendant le traitement.
Traitement palliatif des ostéolyses sans hypercalcémie :
La dose journalière recommandée est de 1600 mg en une seule prise. Si la dose prescrite est plus importante, il est recommandé de répartir la dose en deux prises.
Traitement des hypercalcémies malignes en relais de la forme injectable et traitement palliatif des ostéolyses d’origine maligne avec hypercalcémie :
Des doses de départ plus élevées devront être instaurées : de 2400 à 3200 mg/jour, réparties en plusieurs prises. En fonction de la réponse thérapeutique, ces doses seront progressivement diminuées jusqu’à 1600 mg.
Enfants : L’efficacité et la tolérance de ce médicament n’ont pas encore été établies chez l’enfant.
Sujets âgés : Aucun ajustement posologique particulier n’est nécessaire chez les sujets âgés. Chez les patients âgés de plus de 65 ans inclus dans les essais cliniques, il n’y a eu aucun effet indésirable propre à cette tranche d’âge.
Insuffisants rénaux Le clodronate est essentiellement éliminé par voie rénale. Il faut donc l’utiliser avec prudence en cas d’insuffisance rénale. Les doses supérieures à 1600 mg ne doivent pas être prises en continu.
Il est recommandé de diminuer les doses selon le schéma ci-dessous selon le degré d’insuffisance rénale :
|
Degré d’insuffisance rénale |
Clairance de la créatinine (ml/min) |
Dose |
|
Légère |
50-80 ml/min |
1600 mg/j (pas de diminution de dose) |
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Modérée |
30-50 ml/min |
1200 mg/j |
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Sévère* |
< 30ml/min |
800 mg/j |
* Il n’y a pas de données de pharmacocinétique disponibles chez les patients insuffisants rénaux, présentant une clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min, dans le cas d’un traitement oral par le clodronate. L’utilisation chez ce type de patient est à éviter à l’exception d’une utilisation à court terme, dans le cas d’une insuffisance rénale purement fonctionnelle due à une augmentation du taux de calcium sérique.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
- - Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
- - Association avec un autre biphosphonate
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur n’importe quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusqu’au-dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la cuisse ou l’aine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. L’arrêt du traitement par bisphosphonates chez les patients chez lesquels une fracture fémorale atypique est suspectée, doit être envisagé en fonction de l’évaluation du bénéfice/risque pour le patient.
Durant le traitement par bisphosphonates, les patients doivent être informés que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de l’aine doit être rapportée et tous les patients présentant de tels symptômes devront être examinés pour rechercher une fracture fémorale atypique.
Ostéonécrose de la mâchoire
Une ostéonécrose de la mâchoire généralement associée à une extraction dentaire et/ou une infection locale (y compris une ostéomyélite) a été rapportée chez des patients cancéreux recevant un traitement par des bisphosphonates administré par voie intraveineuse et par voie orale. Un grand nombre de ces patients recevait aussi une chimiothérapie et des corticoïdes.
Un examen dentaire avec des soins dentaires préventifs appropriés doit être envisagé avant un traitement par bisphosphonates chez les patients ayant des facteurs de risques concomitants (par exemple : cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticoïdes, mauvaise hygiène buccodentaire).
Pendant le traitement, ces patients doivent éviter, si possible, les interventions dentaires invasives. La chirurgie dentaire peut aggraver l’état des patients développant une ostéonécrose de la mâchoire pendant un traitement par bisphosphonate. Pour les patients nécessitant une intervention dentaire, il n’y a pas de données disponibles suggérant qu’une interruption du traitement par bisphosphonate réduise le risque d’ostéonécrose de la mâchoire.
Le jugement clinique du médecin traitant doit guider la conduite à tenir pour chaque patient basée sur l’évaluation du rapport bénéfice/risque individuel.
Les patients doivent être correctement hydratés avant et pendant le traitement. Ceci est particulièrement important lorsque CLASTOBAN est utilisé en perfusion intraveineuse chez les patients présentant une hypercalcémie ou une insuffisance rénale car des atteintes rénales graves ont été rapportées, lors de l’administration par voie intraveineuse rapide de doses supérieures à celles préconisées.
La fonction rénale, le taux sérique de créatinine, et le bilan phosphocalcique (calcémie et phosphorémie) doivent être surveillés régulièrement avant et pendant le traitement.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, CLASTOBAN doit être administré avec précaution, et une diminution de la dose peut être nécessaire puisque l’élimination du clodronate est essentiellement rénale (voir rubrique 4.2).
Précautions d’emploi
Hyperostéolyse d’origine maligne : le traitement par CLASTOBAN ne doit pas remettre en cause l’instauration du traitement spécifique.
Des élévations asymptomatiques et réversibles des transaminases sont survenues pendant les essais cliniques, sans autre modification du bilan hépatique. La surveillance des transaminases sériques est recommandée (voir rubrique 4.8).
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 60 comprimé(s)
Prix : 215.90
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : BIOPROJET EUROPE (IRLANDE)