LARIAM 250 mg, comprimé sécable

Antiparasitaire-Antipaludique de synthèse (4-quinoléïne -méthanol) | code ATC : P01BC02

Chlorhydrate de méfloquine............................................................................................. 274,09 mg

(Correspond à méfloquine................................................................................................... 250 mg)

Pour un comprimé sécable de 493,30 mg.

Excipient à effet notoire : lactose.

- Chimioprophylaxie du paludisme en zone d’incidence élevée de paludisme chimiorésistant.

- Traitement des accès simples de paludisme contracté en particulier en zone de résistance aux amino-4-quinoléïnes (chloroquine).

Remarque : en cas de vomissements itératifs, d'accès compliqués, graves ou pernicieux, un traitement antipaludique par voie parentérale est nécessaire.

Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales et internationales concernant l'évolution des chimiorésistances.

Posologie

CHIMIOPROPHYLAXIE DU PALUDISME

Chez l'adulte et l'enfant de plus de 45 kg : la dose de méfloquine base recommandée en prophylaxie est de 250 mg en une prise par semaine.

Chez l'adulte et l'enfant dont le poids est compris entre 15 et 45 kg (soit pour l'enfant, un âge compris entre environ 3 et 15 ans) : la dose de méfloquine base, recommandée en prophylaxie est de 5 mg/kg en une prise par semaine.

Soit à titre indicatif, en fonction du poids :

- Chez l'adulte et l'enfant de plus de 45 kg : 1 comprimé à 250 mg une fois par semaine.

- Chez l’adulte et l’enfant entre 45 et 15 kg (soit pour l’enfant, un âge compris entre environ 3 et 15 ans) :

• de 31 à 45 kg : 3/4 de comprimé à 250 mg en une prise par semaine ;

• de 20 à 30 kg : 1/2 comprimé à 250 mg en une prise par semaine ;

• de 15 à 19 kg : 1/4 de comprimé à 250 mg une fois par semaine.

En l'absence de données cliniques, il convient d'éviter l'utilisation de la méfloquine en prophylaxie chez les enfants de moins de 15 kg.

Afin de s'assurer que la prise de méfloquine est bien tolérée avant le départ en zone d'endémie palustre, il est recommandé de prévoir la première prise 10 jours avant le départ et la deuxième prise 3 jours avant le départ. Les prises suivantes se feront toutes les semaines à jour fixe.

Afin de réduire le risque d'accès palustre par reviviscence des formes intrahépatiques, et du fait de la longue demi vie de la méfloquine, la dernière prise aura lieu au moins 3 semaines après le retour de la zone d'endémie.

TRAITEMENT CURATIF

La dose totale de méfloquine recommandée pour traiter un accès palustre est de 25 mg/kg et doit être administrée en moins de 24 heures.

Afin de réduire le risque de survenue d'effets indésirables et leur intensité, la dose totale sera répartie en 2 à 3 prises pouvant être espacées par un intervalle de 6 à 12 heures.

A titre indicatif, le schéma posologique suivant peut être proposé en fonction du patient :

Au-dessus de 60 kg ***: 6 comprimés à 250 mg,

soit : 3 comprimés à 250 mg puis 2 comprimés à 250 mg 6 à 8 heures plus tard, puis 1 comprimé à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.

De 46 kg à 60 kg : 5 comprimés à 250 mg

soit : 3 comprimés à 250 mg puis 2 comprimés à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.

De 31 kg à 45 kg : 3 à 4 comprimés à 250 mg

soit : 2 à 3 comprimés à 250 mg puis 1 comprimé à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.

De 21 kg à 30 kg : 2 à 3 comprimés à 250 mg répartis en 2 prises à 12 heures d'intervalle.

De 5 kg** à 20 kg : 1/4 de comprimé à 250 mg/2,5 kg ou 1 comprimé à 250 mg/10 kg en répartissant la dose en 2 prises à 12 heures d’intervalle.

*** Aucune donnée n'est disponible pour l'administration de doses supérieures à 6 comprimés à 250 mg chez des patients de poids très important.

** En l’absence de donnée chez les nourrissons de moins de 3 mois ou pesant moins de 5 kg, il conviendra d’éviter l’utilisation de la méfloquine en traitement curatif dans cette tranche d’âge.

Si, malgré une posologie correcte, le traitement par la méfloquine n'entraîne pas d'amélioration dans les 48-72 heures et si la persistance de la parasitémie est confirmée, il faut suspecter une résistance du Plasmodium à la méfloquine et envisager un autre traitement antipaludique.

De même, lorsqu'un accès de paludisme se déclare alors qu'une chimioprophylaxie par la méfloquine a été correctement suivie, une résistance du Plasmodium à la méfloquine doit également être suspectée, il conviendra alors de choisir un autre antipaludique que la méfloquine pour traiter l'accès palustre. Concernant l’utilisation de l’halofantrine, voir les rubriques 4.3, 4.4 et 4.5.

Du fait de la mise en évidence d'une résistance croisée de Plasmodium falciparum entre méfloquine et halofantrine, l'utilisation de l'halofantrine pour traiter un accès palustre à Plasmodium falciparum suspect de résistance à la méfloquine doit être évitée.

Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales et internationales concernant l'évolution des chimiorésistances.

Pour les personnes partiellement immunisées, par exemple les personnes n’habitant pas dans des régions impaludées, la dose totale standard devrait également être utilisée.

Quelle que soit la région de contamination, une association thérapeutique à base d’artémisine (ACT) est recommandée comme traitement de référence de P. falciparum malaria. La méfloquine fait partie des molécules recommandées dans cette association thérapeutique ACT.

Mode d'administration

La méfloquine a un goût amer et légèrement piquant.

Les comprimés doivent être avalés sans les croquer avec un verre de liquide et de préférence au cours d'un repas.

Chez l'enfant de moins de 6 ans ainsi que chez les personnes ayant des troubles de la déglutition, les comprimés peuvent être écrasés et dissous dans de l'eau.

orale

Troubles neuropsychiatriques

La méfloquine peut entraîner des symptômes psychiatriques tels qu’une anxiété, une paranoïa, une dépression, des hallucinations ou une psychose. Des symptômes psychiatriques tels que des rêves anormaux / cauchemars, des insomnies, une anxiété aiguë, une dépression, une agitation ou une confusion mentale, doivent être considérés comme des prodromes d’effets indésirables plus graves (voir rubrique 4.8, notamment dans la description des effets indésirables spécifiques). Des cas de suicide, d’idées suicidaires et de comportement de mise en danger de soi-même comme une tentative de suicide ont été rapportés (voir rubrique 4.8).

Les patients traités en chimioprophylaxie du paludisme par méfloquine doivent être informés qu’en cas de survenue de tels effets ou en cas de changement de leur état mental durant l’utilisation de la méfloquine, ils doivent immédiatement arrêter le traitement et consulter un médecin, afin que la méfloquine soit remplacée par un traitement prophylactique alternatif du paludisme.

Ces effets indésirables peuvent également survenir jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt du médicament. Chez quelques patients, il est rapporté que des troubles neuropsychiatriques (à type de dépression, vertiges et pertes d’équilibre) peuvent persister plusieurs mois voire plus longtemps, même après l’arrêt du médicament.

Afin de réduire le risque de survenue de ces effets indésirables, la méfloquine ne doit pas être utilisée en traitement prophylactique chez des patients présentant ou ayant présenté un trouble psychiatrique (voir rubrique 4.3).

Une augmentation du risque d'apparition de syndrome neuropsychiatrique survenant après guérison d'un accès palustre sévère a été mise en évidence en Asie du Sud Est, chez des patients chez qui le traitement antipaludique administré par voie parentérale a été relayé par l'administration par voie orale de méfloquine. Il a été décrit des cas de convulsions, de confusion mentale, de psychose, de tremblements fins des extrémités. L'évolution a été favorable et sans séquelles après 1 à 10 jours. En conséquence, et dans la mesure du possible, il est préférable d'éviter l'utilisation de la méfloquine comme traitement de relais par voie orale au décours d'un accès palustre sévère.

Hypersensibilité

Des réactions d’hypersensibilité allant de manifestations cutanées modérées à des réactions anaphylactiques peuvent survenir (voir rubriques 4.3 et 4.8).

Toxicité cardiaque

Les patients doivent être informés qu’en cas de symptômes de troubles du rythme ou de palpitations survenant durant un traitement prophylactique avec la méfloquine, ils doivent consulter immédiatement un médecin. Ces symptômes peuvent, dans de rares cas, précéder des effets indésirables cardiaques graves (voir rubrique 4.8).

En raison d’un risque d’allongement de l’intervalle QTc potentiellement fatal, l’halofantrine ne doit pas être utilisée pendant un traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine (voir rubrique 4.5).

L’administration concomitante de méfloquine et d’autres substances apparentées (par exemple, quinine, quinidine et chloroquine) peut provoquer des anomalies de l’électrocardiogramme.

Etant donné l’augmentation des concentrations plasmatiques et l’allongement de la demi-vie d’élimination de la méfloquine après l’administration concomitante de kétoconazole, un risque d’allongement de l’intervalle QTc est également attendu lorsque le kétoconazole est administré en association à un traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine (voir rubrique 5.2).

Troubles convulsifs

Chez les patients atteints d’épilepsie, la méfloquine peut augmenter le risque de convulsions. Par conséquent, l'administration de méfloquine en prophylaxie est contre-indiquée chez les sujets présentant des antécédents de convulsions (voir rubrique 4.3).

L'administration de méfloquine en traitement curatif peut néanmoins être envisagée chez ces sujets en cas de nécessité absolue.

Afin d’éviter la survenue de troubles convulsifs, les interactions médicamenteuses suivantes (voir rubriques 4.3 et 4.5) devront être prises en considération :

- contre-indication avec l’acide valproïque et par extension avec le valpromide

- précaution d’emploi lors de la co-administration avec des anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (voir dans cette même rubrique le paragraphe inhibiteur ou inducteur sur le système enzymatique du cytochrome P450). En cas de co-administration avec un anticonvulsivant inducteur enzymatique, il est important d’instaurer une surveillance des concentrations plasmatiques du médicament anticonvulsivant et une adaptation posologique si nécessaire.

- précaution d’emploi avec les médicaments connus pour diminuer le seuil de convulsion représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol ou certains antibiotiques (voir rubrique 4.5).

Neuropathies

Des cas de polyneuropathies (basées sur des symptômes neurologiques comme une douleur, une sensation de brûlure, des troubles sensitifs ou une faiblesse musculaire, seuls ou associés) ont été rapportés chez des patients recevant de la méfloquine.

Le traitement avec la méfloquine doit être immédiatement interrompu en cas de survenue de symptômes de neuropathie, incluant une douleur, une sensation de brûlure, des fourmillements, un engourdissement et/ou une faiblesse musculaire, afin de prévenir le développement d’un trouble irréversible (voir rubrique 4.8).

L'attention est également attirée sur le risque de survenue d’étourdissements, de vertiges, de pertes de l'équilibre ou d’autres troubles neuropsychiatriques (voir rubrique 4.8) induits par la méfloquine et pouvant survenir lors de la conduite de véhicules et de l'utilisation de machines, ainsi qu’au cours d'activités ou de certains sports (exemple pilotage d’avions, alpinisme, plongée..) nécessitant une attention soutenue, une coordination fine des mouvements (voir rubrique 4.7).

Troubles oculaires

Tout patient présentant un trouble visuel doit immédiatement consulter un médecin car certaines affections (comme des troubles rétiniens ou une neuropathie optique) peuvent nécessiter l‘arrêt du traitement avec la méfloquine.

Pneumopathie potentiellement d’origine allergique

Des cas de pneumopathies potentiellement d’origine allergique ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Les patients développant des signes de dyspnée, une toux sèche, généralement associés à une fièvre et potentiellement des céphalées, pendant le traitement avec la méfloquine doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement un médecin.

Hypoglycémie

Le risque d’hypoglycémie chez des patients atteints d’hyperinsulinisme congénital doit être pris en compte.

Utilisation à long terme

Durant les études cliniques, le médicament n’a pas été administré au-delà d’un an.

Si le médicament est administré durant une période prolongée, des évaluations périodiques incluant des contrôles de la fonction hépatique et des examens ophtalmologiques périodiques doivent être réalisées.

Résistance au médicament selon la situation géographique

Des résistances au médicament selon la situation géographique ont été observées pour le Plasmodium falciparum, aussi le médicament de choix pour le traitement prophylactique du paludisme peut être différent d’une région à l’autre. Une résistance de Plasmodium falciparum à la méfloquine a été rapportée, principalement dans les régions d’Asie du Sud-Est, avec des résistances multiples. Dans certaines régions, une résistance croisée entre la méfloquine et l’halofantrine ainsi qu’entre la méfloquine et la quinine a été mise en évidence. Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales concernant l'évolution des chimiorésistances.

Lorsque Plasmodium vivax est seul responsable d'un accès palustre, un traitement par la méfloquine n'est justifié que pour les zones où existent des souches de Plasmodium vivax résistantes à la chloroquine (telles que par exemple en Papouasie-Nouvelle-Guinée, Irian Jaya en Indonésie, Myanmar et Vanuatu).

Interactions médicamenteuses particulières (voir aussi rubrique 4.5)

- Vaccins

Il est recommandé de pratiquer les vaccinations avec des bactéries vivantes atténuées orales au moins 3 jours avant la première dose de méfloquine (voir rubrique 4.5).

- Inhibiteurs et inducteurs du cytochrome CYP3A4

La méfloquine n’a pas d’effet inhibiteur ou inducteur sur le système enzymatique du cytochrome P450. Par conséquent, il n’est pas attendu de modification du métabolisme des médicaments administrés en association avec la méfloquine.

Cependant, des inducteurs (par exemple rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, éfavirenz) ou des inhibiteurs de l’isoenzyme CYP3A4 peuvent modifier la pharmacocinétique et le métabolisme de la méfloquine, conduisant à une augmentation ou à une diminution des concentrations plasmatiques de méfloquine. Les conséquences cliniques de ces effets ne sont pas connues mais une surveillance clinique étroite est recommandée.

- Anticoagulants ou antidiabétiques

Les effets de la méfloquine chez les voyageurs prenant en particulier un anticoagulant ou un antidiabétique, doivent être contrôlés avant le départ.

Populations particulières :

- Insuffisance hépatique

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, l’élimination de la méfloquine peut être retardée, entraînant une augmentation des concentrations plasmatiques et une augmentation du risque d’effets indésirables.

La méfloquine est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).

- Insuffisance rénale

En raison de données cliniques limitées, la méfloquine doit être administrée avec prudence chez l'insuffisant rénal. La méfloquine et ses principaux métabolites ne sont pas éliminés de façon importante lors d’une hémodialyse.

Intolérance au galactose

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : plaquette(s) thermoformée(s) polyamide aluminium PVC-aluminium de 8 comprimé(s)

Prix : 29.19

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : CHEPLAPHARM ARZNEIMITTEL (ALLEMAGNE)