ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée
Classe médicamenteuse
Inhibiteur calcique sélectif à effets cardiaques directs | code ATC : C08DA01
Composition
Chlorhydrate de vérapamil................................................................................................ 240,00 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire : sodium 37,1 mg par comprimé
Indications thérapeutiques
- Hypertension artérielle ;
- Traitement de l'angor stable ;
- Traitement prophylactique de l’algie vasculaire de la face.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Hypertension artérielle :
1 comprimé à 240 mg le matin ; si nécessaire, ajouter 1/2 comprimé le matin ou le soir.
Traitement de l'angor stable :
1 à 2 comprimés par jour (soit 240 à 480 mg/j).
Chez les sujets âgés de plus de 70 ans, la posologie sera de 1/2 à 1 comprimé par jour.
Traitement prophylactique de l’algie vasculaire de la face
Le traitement doit être instauré par un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement de l’algie vasculaire de la face.
L’administration doit être couplée à une surveillance cardiovasculaire par mesure de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque, et par la réalisation d’un ECG. Un contrôle cardiaque et vasculaire doit être réalisé avant l’instauration du traitement par Vérapamil (voir rubrique 4.4).
- Algie vasculaire de la face épisodique
Adapter progressivement la posologie selon la réponse et la tolérance du patient.
Débuter le traitement par 240 mg /jour à répartir en 2 ou 3 prises.
Si nécessaire, augmenter par palier de 120 mg tous les 2-7 jours selon la réponse du patient.
Le traitement doit être poursuivi 2 semaines après l’arrêt des crises, et il n’est pas poursuivi pendant la période de rémission. L’arrêt se fait par paliers de 120 mg tous les 10-15 jours pour s’assurer de la fin de la période de crises d’algie vasculaire de la face. En cas de réapparition des crises, la posologie précédente est reprise.
La plupart des patients répondent à des doses de 240 mg et 480 mg par jour.
- Algie vasculaire de la face chronique
Augmenter par palier de 120 mg tous les 2-7 jours selon la réponse et la tolérance du patient.
Une dose journalière pouvant aller jusqu’à 960 mg peut être administrée. Exceptionnellement, la dose maximale de 1200 mg/jour peut être proposée. Dans ces situations, d’autres dosages de vérapamil seront plus adaptés.
Insuffisance rénale
Le vérapamil doit être utilisé avec précaution et sous surveillance étroite chez les patients ayant une altération de la fonction rénale (voir rubrique 4.4).
Insuffisance hépatique
Chez les patients insuffisants hépatiques, la métabolisation du médicament est plus ou moins retardée selon la sévérité de l’insuffisance hépatique, ce qui potentialise ou prolonge l’effet du chlorhydrate de vérapamil. Par conséquent, la posologie doit être adaptée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique et la posologie initiale sera diminuée (voir rubrique 4.4).
Mode d’administration
Voie orale.
Les comprimés doivent être pris sans être sucés ou mâchés, avec une quantité suffisante de liquide, de préférence pendant ou juste après le repas.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en cas de :
- hypersensibilité au chlorhydrate de vérapamil ou à un des excipients.
- blocs auriculo-ventriculaires du 2ème et du 3ème degré non appareillés.
- choc cardiogénique.
- insuffisance cardiaque avec une fraction d’éjection réduite, inférieure à 35% et/ou une pression capillaire pulmonaire supérieure à 20 mmHg (excepté si elle est secondaire à une tachycardie supraventriculaire nécessitant un traitement par le vérapamil).
- hypotension artérielle (systolique inférieure à 90 mm Hg).
- dysfonctions sinusales.
- fibrillation/flutter auriculaire en présence d’une voie de conduction supplémentaire (par exemple associé à un syndrome de Wolff-Parkinson-White). Ces patients ont un risque de développer une tachyarythmie ventriculaire incluant une fibrillation ventriculaire en cas d’administration de chlorhydrate de vérapamil.
- enfant, en l’absence de travaux cliniques effectués sur cette catégorie de sujets.
- en association avec le dantrolène (perfusion), le millepertuis, le pimozide, et l’ivabradine (voir rubrique 4.5).
Mise en garde et précautions d'emploi
Infarctus du myocarde aigu
Utiliser ce médicament avec précaution en cas d’infarctus du myocarde aigu avec complications (bradycardie, hypotension marquée ou insuffisance ventriculaire gauche).
Insuffisance cardiaque
Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque avec une fraction d’éjection supérieure à 35%, celle-ci doit être contrôlée avant de commencer le traitement par vérapamil et doit être traitée de manière adéquate tout au long du traitement. Dans le cas où un digitalique est prescrit, il est nécessaire :
- de surveiller étroitement la conduction auriculo-ventriculaire (effets additifs).
- de contrôler les concentrations de digoxine et d'adapter la posologie (car le vérapamil peut augmenter de façon importante les concentrations plasmatiques de digoxine).
Troubles de la conduction/Bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré/Bradycardie/Asystole
Le chlorhydrate de vérapamil déprime les nœuds auriculo-ventriculaires et sinusaux et prolonge le temps de conduction auriculo-ventriculaire.
Utiliser ce médicament avec précaution car l’apparition d’un bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou troisième degré (contre-indication) ou unifasciculaire, d’un bloc de branche bifasciculaire ou trifasciculaire nécessite l’arrêt des doses suivantes ou l'arrêt du chlorhydrate de vérapamil et l'instauration d'un traitement approprié, si nécessaire.
Le chlorhydrate de vérapamil déprime les nœuds auriculo-ventriculaires et sinusaux et peut rarement entraîner un bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou troisième degré, une bradycardie, et, dans les cas extrêmes, une asystolie. Ces troubles sont plus susceptibles de survenir chez les patients présentant une maladie du sinus (maladie du sinus auriculoventriculaire), qui est plus fréquente chez les patients âgés.
Une asystolie chez les patients qui n’ont pas de maladie du sinus est généralement de courte durée (quelques secondes ou moins), avec un retour spontané à un rythme nodal auriculo-ventriculaire ou sinusal normal. Si cela ne se produit pas rapidement, un traitement approprié doit être instauré immédiatement (voir rubrique 4.8).
Surveillance dans le cadre du traitement de l’algie vasculaire de la face
- Un contrôle de la pression artérielle (PA), de la fréquence cardiaque (Fc) et de l’électrocardiogramme (ECG) est obligatoire chez tous les patients avant instauration du traitement par vérapamil et avant chaque augmentation de la dose.
- Au-delà de 360 mg/jour, un contrôle de la PA, de la Fc et de l’ECG doit également être réalisé entre 7 et 10 jours après l’augmentation de la dose.
- Une échographie cardiaque devra être réalisée avant de démarrer le vérapamil chez tout patient suspect d’une cardiopathie (symptômes évocateurs, ECG anormal, facteurs de risque importants…), et pour tout patient de plus de 75 ans.
- En cas d’ajout ou d’arrêt d’un médicament susceptible de modifier les concentrations plasmatiques de vérapamil dans le cadre d’une interaction médicamenteuse, un contrôle de la PA, de la Fc et de l’ECG est également nécessaire. L’association du vérapamil avec le lithium nécessite une surveillance renforcée.
- Un contrôle annuel de l’ECG doit être réalisé, même en absence de modification de la dose en cas d’utilisation chronique.
- La surveillance doit être complétée par un avis par un cardiologue en cas d’apparition d’un ou plusieurs signes cliniques suivants :
• allongement de l’intervalle PR > 240 millisecondes,
• Fc < 50 bpm,
• hypotension (systolique) < 95 mm Hg,
• symptômes significatifs : aggravation d’une dyspnée, fatigue inexpliquée, malaise, lipothymie, perte de connaissance, syncope.
Insuffisance hépatique
Le vérapamil doit être utilisé avec précaution chez des patients atteints d’insuffisance hépatique sévère. La métabolisation est dans ce cas considérablement ralentie ; la demi-vie apparente d'élimination est très allongée. La posologie doit être fortement diminuée, par exemple par un facteur 5.
Sujets âgés
Le volume de distribution et la clairance totale sont fortement diminués ; par ailleurs, la biodisponibilité du vérapamil est plus élevée chez ces sujets que chez l'adulte. Il faut donc réduire la posologie et ne l'augmenter que progressivement.
Atteinte hépatique
Des atteintes cytolytiques et cholestatiques d'origine immunoallergique, accompagnées ou non de symptômes cliniques à type de malaise, fièvre, ictère et/ou douleurs du quadrant supérieur droit de l'abdomen ont été rarement rapportées chez les patients recevant du vérapamil. Si de tels symptômes apparaissent, il est recommandé de procéder à un dosage des enzymes hépatiques.
En cas d'élévation des enzymes hépatiques et à plus forte raison, en cas d'ictère, le traitement doit être interrompu de manière définitive.
Pathologies neuromusculaires
Le vérapamil doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une pathologie affectant la transmission neuromusculaire (myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton) ou une dystrophie musculaire de Duchenne avancée.
Atteinte rénale
Le vérapamil doit être utilisé avec précaution et sous surveillance étroite chez les patients ayant une altération de la fonction rénale. Le vérapamil ne peut pas être éliminé par hémodialyse.
Interactions médicamenteuses
La prise de ce médicament est déconseillée avec les bêta-bloquants, la colchicine, l’esmolol, l’amiodarone (avec le vérapamil injectable), la quinidine, le fingolimod, la fidaxomicine, l’ibrutinib, l’olaparib (voir rubrique 4.5).
Médicaments antiarythmiques / Bêta-bloquants
Potentialisation réciproque des effets cardio-vasculaires (bloc auriculo-ventriculaire de grade supérieur, diminution de la fréquence cardiaque de grade supérieur, apparition d'insuffisance cardiaque et potentialisation de l’hypotension). Une bradycardie asymptomatique (36 battements/minute) avec un stimulateur cardiaque instable a été observée chez un patient recevant de façon concomitante du timolol (un bêta-bloquant) en gouttes oculaires et le chlorhydrate de vérapamil par voie orale.
Digoxine
Réduire la posologie de digoxine en cas d’administration concomitante avec le vérapamil (voir rubrique 4.5).
Inhibiteurs de la HMG-CoA réductases (« statines ») : voir rubrique 4.5.
Excipient
Ce médicament contient 37,1 mg de sodium par comprimé, ce qui équivaut à 1,9% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
VERAPAMIL (CHLORHYDRATE DE) 240 mg - ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée.
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 30 comprimé(s)
Prix : 6.16
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : VIATRIS MEDICAL