CYTARABINE ACCORD 20 mg/mL, solution injectable/pour perfusion

agents anticancéreux, antimétabolites, analogue de la pyrimidine | code ATC : L01BC01

Cytarabine............................................................................................................................ 20 mg

Pour 1 mL de solution injectable/pour perfusion.

Chaque flacon de 2 ml de solution contient 40 mg de cytarabine.

Chaque flacon de 5 ml de solution contient 100 mg de cytarabine.

Excipient à effet notoire : chaque flacon contient moins de 1 mmol de sodium.

Traitement d’induction de la rémission dans la leucémie myéloïde aiguë chez l’adulte et pour d’autres leucémies aiguës chez l’adulte et chez l’enfant, y compris la prévention et le traitement de l’atteinte du SNC (leucémie méningée).

Posologie

CYTARABINE ACCORD 20 mg/mL, solution injectable/pour perfusion est destinée à être utilisé par voie intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou intrathécale.

L’injection sous-cutanée est généralement bien tolérée, et peut être recommandée en traitement d’entretien.

CYTARABINE ACCORD 20 mg/mL, solution injectable/pour perfusion peut être diluée avec de l’eau stérile pour préparations injectables, une solution de glucose pour perfusion intraveineuse ou une solution de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse.

Le traitement par cytarabine doit être instauré par ou après consultation d’un médecin très expérimenté en matière de traitement par cytostatiques. Les recommandations qui peuvent être fournies ne sont que générales puisque les leucémies aiguës sont presque exclusivement traitées par des associations de cytostatiques.

Les recommandations posologiques peuvent être établies en fonction du poids corporel (mg/kg) ou en fonction de la surface corporelle (mg/m²). Ces recommandations posologiques peuvent être converties en valeurs exprimées en fonction de la surface corporelle à partir de celles exprimées en fonction du poids par le biais de nomogrammes.

Induction de la rémission :

Traitement continu :

La dose habituelle dans la leucémie est de 2 mg/kg/jour administrés par injection intraveineuse rapide chaque jour pendant 10 jours. Si après dix jours, on note l’absence d’une réponse thérapeutique et d’effets toxiques, la dose peut être augmentée à 4 mg/kg/jour jusqu’à l’apparition d’une réponse thérapeutique ou d’effets toxiques. Pratiquement tous les patients peuvent recevoir ces doses jusqu’à l’apparition d’une toxicité.

Une alternative consiste à administrer une dose de 0,5 à 1 mg/kg/jour chaque jour par perfusion sur une période de 1 à 24 heures, pendant dix jours, puis être augmentée à 2 mg/kg/jour jusqu’à ce qu’une toxicité soit observée. Le traitement doit être poursuivi jusqu’à la survenue d’une toxicité ou de la rémission. Les résultats de perfusions d’une heure ont été satisfaisants chez la majorité des patients.

Traitement intermittent :

Une dose de cytarabine de 3-5 mg/kg peut être administrée de façon intermittente par voie intraveineuse tous les jours, pendant cinq jours consécutifs. Après une période de repos de 2 à 9 jours, ce cycle de traitement peut être réadministré, et le traitement peut être poursuivi jusqu’à l’apparition d’une toxicité ou d’une réponse thérapeutique.

L’apparition de signes d’amélioration médullaire a été rapportée entre 7 et 64 jours (moyenne 28 jours) après le début du traitement.

En général, si un patient ne présente ni rémission ni toxicité après une période d’essai, la prudence est recommandée lors de l’administration de doses plus fortes. Les patients tolèrent généralement les doses plus fortes lorsqu’elles sont administrées par injection intraveineuse rapide plutôt que par perfusion lente. Cette différence est due au métabolisme rapide de la cytarabine et à la courte durée d’action de la forte dose qui en résulte.

La cytarabine a été administrée à des doses de 100-200 mg/m2/24 heures en perfusion continue pendant 5 à 7 jours, seule ou en association à d’autres cytostatiques, notamment, par exemple, une anthracycline. Les cycles supplémentaires peuvent être administrés à intervalles de 2 à 4 semaines, jusqu’à l’apparition de la rémission ou d’une toxicité intolérable.

Traitement d’entretien :

Afin de maintenir la rémission, des doses de 1 mg/kg peuvent être administrées par voie intraveineuse ou sous-cutanée, une ou deux fois par semaine.

La cytarabine a également été administrée à des doses de 100-200 mg/m2, en perfusion continue pendant 5 jours à un mois d’intervalle, en monothérapie ou en association à d’autres cytostatiques.

Administration intrathécale

Des doses comprises entre 5 et 30 mg/m2 de surface corporelle ont été administrées.

Pour le traitement de la leucémie méningée, généralement, une dose de 30 mg/m2 de surface corporelle est administrée tous les 4 jours jusqu’à ce que les analyses du liquide céphalo-rachidien soient normales, suivie d’une dose supplémentaire. L’injection doit être administrée lentement. Voir rubrique 4.8.

À fortes doses

La cytarabine, sous surveillance médicale stricte, est administrée en monothérapie ou en association avec d’autres cytostatiques, à la dose de 2-3 mg/m2, en perfusion intraveineuse de 1 à 3 heures toutes les 12 heures pendant 2 à 6 jours (total de 12 doses par cycle). La dose totale de traitement ne doit pas dépasser 36 g/m2. La fréquence des cycles de traitement dépend de la réponse au traitement et de la toxicité hématologique et non hématologique. Se reporter également aux précautions d’emploi (rubrique 4.4) pour les modalités d’arrêt du traitement.

Population pédiatrique

Les enfants semblent tolérer des doses plus fortes que les adultes et, lorsque des plages posologiques sont citées, les enfants doivent recevoir la dose la plus forte et les adultes, la dose la plus faible.

Patients insuffisants hépatiques et insuffisants rénaux :

Patients insuffisants hépatiques ou rénaux : la posologie doit être réduite.

La cytarabine peut être dialysée. C’est pourquoi, la cytarabine ne doit pas être administrée immédiatement avant ou après une dialyse.

Patients âgés :

Un traitement à forte dose chez des patients âgés de plus de 60 ans ne doit être administré qu’après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque. Aucune information ne suggère qu’une modification de la posologie est nécessaire chez les sujets âgés. Néanmoins, les patients âgés ne tolèrent pas les effets toxiques du médicament aussi bien que les patients plus jeunes, et une attention particulière devra être accordée à la leucopénie, la thrombopénie et l’anémie induites par le médicament, et un traitement de soutien approprié devra être instauré le cas échéant.

Mode d’administration

Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

intramusculaire;intrathécale;intraveineuse;sous-cutanée

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Anémie, leucopénie et thrombopénie d’étiologie non cancéreuse (p. ex., aplasie médullaire), sauf si les bénéfices l’emportent sur les risques.

Encéphalopathies dégénératives et toxiques, en particulier après l’utilisation du méthotrexate ou un traitement par rayonnements ionisants.

Pendant la grossesse, la cytarabine doit uniquement être administrée sur indication stricte, les bénéfices du médicament pour la mère devant être mis en balance avec les risques potentiels pour le fœtus (voir rubrique 4.6).

La cytarabine doit uniquement être utilisée par des médecins expérimentés dans l’administration des chimiothérapies anticancéreuses.

La cytarabine ne doit être utilisée qu'avec une grande prudence chez les patients ayant récemment reçu une radiothérapie ou d'autres agents cytotoxiques.

La cytarabine ne doit être administrée qu'avec prudence sous la supervision d'un service d'oncologie spécialisé disposant des moyens nécessaires pour surveiller régulièrement les effets biochimiques et hématologiques pendant et après l'administration.

La cytarabine est un myélosuppresseur puissant ; la sévérité de la myélosuppression dépend de la dose du médicament et du schéma d’administration. Le traitement doit être instauré avec prudence chez les patients atteints d’une aplasie médullaire pré-existante induite par un médicament. Les patients recevant ce médicament doivent faire l’objet d’une surveillance médicale étroite et, pendant le traitement d’induction, doivent se soumettre quotidiennement à des numérations leucocytaires et plaquettaires. Des myélogrammes doivent être effectués fréquemment après disparition des blastes de la circulation sanguine périphérique. Il convient d’avoir à sa disposition les équipements nécessaires à la prise en charge des complications potentiellement fatales de la myélosuppression (infection résultant d’une granulocytopénie et d’autres diminutions des défenses de l’organisme, et hémorragies secondaires à la thrombopénie).

Les patients recevant de la cytarabine doivent être étroitement surveillés. Des numérations plaquettaires et leucocytaires fréquentes sont obligatoires. Le traitement doit être suspendu ou modifié lorsque la dépression médullaire induite par le médicament a entraîné une numération plaquettaire inférieure à 50 000 ou une numération des polymorphonucléaires inférieure à 1 000/mm3. Le nombre d'éléments formés dans le sang périphérique peut continuer à diminuer après l'arrêt du médicament et atteindre les valeurs les plus basses après des intervalles de 12 à 24 jours sans médicament. Si cela est indiqué, le traitement peut être repris lorsque des signes évidents de récupération de la moelle osseuse apparaissent (lors d'études successives de la moelle osseuse). Les patients dont le traitement est suspendu jusqu'à ce que les valeurs du sang périphérique soient "normales" peuvent échapper au contrôle.

Après des perfusions continues sur 5 jours ou des injections aiguës de doses comprises entre 50 mg/m2 et 600 mg/m2, les nombres de leucocytes diminuent selon un mode biphasique. Quels que soient les nombres initiaux, la posologie ou le schéma thérapeutique, une diminution initiale se produit dans les premières 24 heures, suivie d’un minimum aux jours 7-9. Celui-ci est suivi d’une brève élévation qui atteint son maximum aux alentours du douzième jour. Une deuxième diminution, plus importante atteint un minimum aux jours 15-24. Celle-ci est suivie d’une augmentation rapide jusqu’à un niveau supérieur aux valeurs initiales au cours des 10 jours suivants. La diminution du nombre de plaquettes s’observe à 5 jours, le niveau minimum survenant entre les jours 12 et 15. Ensuite, une augmentation rapide jusqu’à un niveau supérieur aux valeurs initiales se produit au cours des 10 jours suivants.

Des réactions anaphylactiques ont été constatées avec le traitement par la cytarabine. Une anaphylaxie ayant entraîné un arrêt cardiopulmonaire aigu et ayant nécessité une réanimation a été rapportée. Ceci s’est produit immédiatement après une administration intraveineuse de cytarabine.

Des contrôles périodiques de la moelle osseuse et des fonctions hépatiques et rénales doivent être effectués chez les patients recevant de la cytarabine.

Le foie humain détoxifie apparemment une fraction substantielle de la dose de cytarabine administrée. En particulier, les patients souffrant d'insuffisance rénale ou hépatique sont plus susceptibles de présenter une toxicité pour le SNC après un traitement à forte dose de cytarabine. Le médicament doit être utilisé avec prudence et à dose réduite chez les patients dont la fonction hépatique est altérée. Cependant, une réduction de la dose ne semble pas nécessaire chez les patients dont la fonction rénale est altérée.

La transfusion simultanée de granulocytes doit être évitée car des cas d'insuffisance respiratoire sévère ont été rapportés.

Comme d'autres médicaments cytotoxiques, la cytarabine peut induire une hyperuricémie secondaire à la lyse rapide des cellules néoplasiques. Le clinicien doit surveiller le taux d'acide urique dans le sang du patient et doit être prêt à utiliser les mesures de support et pharmacologiques nécessaires pour contrôler ce problème.

Lorsque les doses intraveineuses sont administrées rapidement, les patients ont souvent des nausées et peuvent vomir pendant plusieurs heures. Ce problème tend à être moins grave lorsque le médicament est administré par perfusion.

La cytarabine s’est révélée être mutagène et carcinogène chez l’animal. La possibilité de survenue des effets ci-dessus doit être envisagée lorsque la cytarabine est utilisée dans la prise en charge au long cours des patients.

Une sensibilité douloureuse de l’abdomen (péritonite) et une colite avec résultat positif du test au gaïac, accompagnées d’une neutropénie et d’une thrombopénie concomitantes, ont été rapportées chez des patients traités par des doses conventionnelles de cytarabine en association à d’autres médicaments. Les patients ont répondu à une prise en charge médicale non chirurgicale.

Une paralysie ascendante progressive différée aboutissant au décès a été rapportée chez des enfants atteints d’une LAM après l’administration intrathécale et intraveineuse de cytarabine à des doses conventionnelles en association à d’autres médicaments.

Effets immunosuppresseurs / Augmentation de la sensibilité aux infections

L’administration de vaccins vivants ou vivants-atténués chez les patients immunodéprimés par une chimiothérapie incluant la cytarabine peut aboutir à des infections graves ou fatales. L’administration d’un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant un traitement par cytarabine. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés ; cependant, la réponse à ces vaccins est susceptible d’être diminuée.

Traitement à haute dose

Le risque d’effets indésirables neurologiques augmente si de la cytarabine à forte dose est administrée de façon concomitante à un autre traitement toxique pour le SNC, comme une radiothérapie, ou chez les patients qui ont déjà reçu un traitement du SNC comme une chimiothérapie administrée par voie intrathécale.

Des neuropathies périphériques motrices et sensorielles après consolidation avec de fortes doses de cytarabine, de daunorubicine et d'asparaginase ont été observées chez des patients adultes atteints de leucémie aiguë non lymphocytaire.

Les patients traités par de fortes doses de cytarabine doivent être surveillés en cas de neuropathie, car il peut être nécessaire de modifier le schéma posologique pour éviter des troubles neurologiques irréversibles.

Une toxicité pulmonaire grave et parfois fatale, un syndrome de détresse respiratoire de l'adulte et un œdème pulmonaire ont été observés à la suite de l'administration de fortes doses de cytarabine.

Des cas de cardiomyopathie d’issue fatale ont été rapportés après un traitement expérimental par de la cytarabine à forte dose en association au cyclophosphamide en préparation à une greffe de moelle osseuse.

Population pédiatrique

La sécurité chez les nourrissons n'est pas établie.

Sodium

Ce médicament contient moins d’1 mmol de sodium (23 mg) pour 5 ml, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 1 flacon en verre de 5 ml

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : ACCORD HEALTHCARE FRANCE