LARGACTIL 25 mg/5 ml, solution injectable en ampoule

ANTIPSYCHOTIQUE | code ATC : N05AA01

Chlorhydrate de chlorpromazine.......................................................................................... 27,85 mg

Quantité correspondant à chlorpromazine base........................................................................ 25 mg

Pour une ampoule de 5 ml.

Excipients à effet notoire : sulfite de sodium (E221), disulfite de sodium (E223).

Traitement de courte durée des états d'agitation et d'agressivité au cours des états psychotiques aigus et chroniques (schizophrénies, délires chroniques non schizophréniques : délires paranoïaques, psychoses hallucinatoires chroniques).

Préparation à l'anesthésie, anesthésie potentialisée.

Posologie

Réservé à l’adulte

La posologie minimale efficace sera toujours recherchée. Si l'état clinique du patient le permet, le traitement sera instauré à dose faible, puis augmenté progressivement par paliers.

La posologie est de 25 à 50 mg par injection à renouveler en cas de besoin sans dépasser la dose de 150 mg par jour.

Patients âgés (≥65 ans)

Les patients âgés sont très sensibles aux effets indésirables de LARGACTIL 25 mg/5 ml, solution injectable en ampoule. Chez les patients âgés, il peut être nécessaire d’ajuster la posologie durant le traitement. La dose initiale doit être d’environ la moitié de la dose habituelle administrée chez l’adulte. Les augmentations posologiques doivent être progressives et revues régulièrement.

Mode d’administration

Voie injectable IM ou IV en perfusion.

Voie IM : LARGACTIL 25 mg/5 ml, solution injectable en ampoule doit être injecté en profondeur dans le muscle. La solution étant irritante, les injections intramusculaires superficielles doivent être évitées afin de minimiser les réactions locales.

Voie IV : LARGACTIL 25 mg/5 ml, solution injectable en ampoule doit être administré par perfusion afin de minimiser les réactions locales.

intramusculaire;intraveineuse

- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1

- Risque de glaucome par fermeture de l'angle,

- Risque de rétention urinaire lié à des troubles urétro-prostatiques,

- Antécédent d'agranulocytose,

- En association avec :

• Les dopaminergiques hors Parkinson (cabergoline, quinagolide),

• Le citalopram,

• L'escitalopram (voir rubrique 4.5).

Mises en garde spéciales

Tout patient doit être informé que l'apparition de fièvre, d'angine ou d'une autre infection impose d'avertir tout de suite le médecin traitant et de contrôler immédiatement l'hémogramme. En cas de modification franche de ce dernier (hyperleucocytose, granulopénie), l'administration de ce traitement sera interrompue.

Syndrome malin des neuroleptiques

En cas d'hyperthermie inexpliquée, il est impératif de suspendre le traitement, car ce signe peut être l'un des éléments du syndrome malin décrit avec les neuroleptiques (pâleur, hyperthermie, troubles végétatifs, altération de la conscience, rigidité musculaire).

Les signes de dysfonctionnement végétatif, tels que sudation et instabilité artérielle, peuvent précéder l'apparition de l'hyperthermie et constituer, par conséquent, des signes d'appels précoces. Bien que cet effet des neuroleptiques puisse avoir une origine idiosyncrasique, certains facteurs de risque semblent y prédisposer, tels que la déshydratation ou des atteintes organiques cérébrales.

Allongement de l'intervalle QT

La chlorpromazine prolonge de façon dose-dépendante l'intervalle QT. Cet effet connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsades de pointes potentiellement fatals (mort subite), est majoré par l'existence d'une bradycardie, d'une hypokaliémie, d'un QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant l'intervalle QT) (voir rubrique 4.8). Il convient donc lorsque la situation clinique le permet, de s'assurer avant toute administration, de l'absence de facteurs pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme :

- Bradycardie inférieure à 55 battements par minute,

- Hypokaliémie,

- Allongement congénital de l'intervalle QT,

- Traitement en cours par un médicament susceptible d'entraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de l'intervalle QT (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Hormis les situations d'urgence, il est recommandé d'effectuer un ECG dans le bilan initial des patients devant être traités par un neuroleptique.

Accident vasculaire cérébral

Dans des études cliniques randomisées versus placebo réalisées chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, il a été observé un risque trois fois plus élevé d'accident vasculaire cérébral comparé au placebo. Le mécanisme d'une telle augmentation de risque n'est pas connu. Une élévation du risque avec d'autres antipsychotiques ou chez d'autres populations de patients ne peut être exclue. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral.

Patients âgés déments

Le risque de mortalité est augmenté chez les patients âgés atteints de psychose associée à une démence et traités par antipsychotiques.

Les analyses de 17 études contrôlées versus placebo (durée moyenne de 10 semaines), réalisées chez des patients prenant majoritairement des antipsychotiques atypiques, ont mis en évidence un risque de mortalité 1,6 à 1,7 fois plus élevé chez les patients traités par ces médicaments comparativement au placebo.

A la fin du traitement d'une durée moyenne de 10 semaines, le risque de mortalité a été de 4,5 % dans le groupe de patients traités comparé à 2,6 % dans le groupe placebo.

Bien que les causes de décès dans les essais cliniques avec les antipsychotiques atypiques aient été variées, la plupart de ces décès semblait être soit d'origine cardiovasculaire (par exemple insuffisance cardiaque, mort subite) soit d'origine infectieuse (par exemple pneumonie).

Des études épidémiologiques suggèrent que, comme avec les antipsychotiques atypiques, le traitement avec les antipsychotiques classiques peut augmenter la mortalité.

La part respective de l'antipsychotique et des caractéristiques des patients dans l'augmentation de la mortalité dans les études épidémiologiques n'est pas claire.

Le traitement doit être arrêté immédiatement et le traitement par un antipsychotique alternatif doit être envisagé dans les situations suivantes :

Toxicité hépatique sévère

Une toxicité hépatique sévère, potentiellement fatale, a été rapportée avec l’utilisation de la chlorpromazine. Les patients ou le personnel soignant doivent être informés de signaler immédiatement les signes ou les symptômes suivants à un médecin : asthénie, anorexie, nausées, vomissements, douleurs abdominales ou ictère. Des examens cliniques et biologiques pour évaluer la fonction hépatique doivent être effectués immédiatement (voir rubrique 4.8).

Thromboembolie veineuse

Des cas de thromboembolies veineuses (TEV) parfois fatales ont été rapportés avec les antipsychotiques. Les patients traités par des antipsychotiques présentant souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tout facteur de risque potentiel de TEV doit être identifié avant et pendant le traitement par LARGACTIL et des mesures préventives doivent être mises en œuvre (voir rubrique 4.8).

Éosinophilie :

Une réaction allergique à la chlorpromazine peut se manifester par la présence d'éosinophilie. Afin de confirmer la présence d'éosinophilie un examen clinique approfondi ainsi qu’une numération formule sanguine complète (NFS) avec numération différentielle doivent être effectués (voir rubrique 4.8.).

Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques :

Une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et des symptômes systémiques (DRESS) qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou s’avérer fatale a été rapportée en association avec un traitement par la chlorpromazine.

Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes, puis être surveillés de près afin de détecter d’éventuelles réactions cutanées.

Si des signes et symptômes évocateurs de ces réactions apparaissent, la chlorpromazine doit être interrompue immédiatement et ne pourra pas être reprise.

En dehors de situations exceptionnelles, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de maladie de Parkinson.

La survenue d'un iléus paralytique, pouvant être révélé par une distension et des douleurs abdominales, impose une prise en charge en urgence.

La prise de ce médicament est déconseillée en association avec l'alcool, la lévodopa, le lithium, les antiparkinsoniens dopaminergiques, les antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes, la méthadone, d'autres neuroleptiques et médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (rubrique 4.5).

Ce médicament contient du « sulfite » et peut provoquer des réactions allergiques sévères et un bronchospasme.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule de 5 ml, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Précautions d'emploi

La surveillance du traitement par la chlorpromazine doit être renforcée :

- Chez les épileptiques en raison de la possibilité d'abaissement du seuil épileptogène. La survenue de crises convulsives impose l'arrêt du traitement ;

- Chez le sujet âgé présentant :

• Une plus grande sensibilité à l'hypotension orthostatique, à la sédation et aux effets extrapyramidaux,

• Une constipation chronique (risque d'iléus paralytique),

• Une éventuelle hypertrophie prostatique ;

- Chez les sujets porteurs de certaines affections cardiovasculaires, en raison des effets quinidiniques, tachycardisants et hypotenseurs de cette classe de produits ;

- En cas d'insuffisances hépatique et/ou rénale sévères, en raison du risque d'accumulation.

Il est conseillé de maintenir le décubitus au moins une demi-heure après l'injection en raison du risque d'hypotension.

Une surveillance ophtalmologique et hématologique régulière est recommandée lors des traitements prolongés.

Des cas d'hyperglycémie ou d'intolérance au glucose et la survenue ou l'exacerbation d'un diabète ont été rapportés chez des patients traités par des phénothiazines (voir rubrique 4.8).

Les patients traités par antipsychotiques, incluant LARGACTIL, doivent faire l'objet d'une surveillance clinique et biologique conforme aux recommandations en vigueur. Il est recommandé de porter une attention particulière aux patients diabétiques ou ayant des facteurs de risque de diabète.

liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 5 ampoule(s) en verre de 5 ml

Prix : 6.77

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : NEURAXPHARM FRANCE