RHINOCORT 64 microgrammes/dose, suspension pour pulvérisation nasale
Classe médicamenteuse
GLUCOCORTICOIDE LOCAL PAR VOIE NASALE | code ATC : R01AD05
Composition
Budésonide......................................................................................................... 64 microgrammes
Pour une dose
Excipient à effet notoire : sorbate de potassium
Indications thérapeutiques
Traitement de la rhinite allergique saisonnière ou perannuelle de l’adulte et de l’enfant de plus de 6 ans.
Traitement symptomatique de la polypose nasale de l’adulte.
(Remarque : l’instillation nasale de budésonide en cas de polypose nasale améliore les symptômes et entraîne une diminution du volume des polypes mais n’a pas fait la preuve de son efficacité dans la diminution du recours à la polypectomie par voie nasale ni dans la prévention de la récidive de la polypose).
Posologie et mode d'administration
Posologie
Traitement de la rhinite allergique saisonnière ou perannuelle chez l’adulte et l’enfant de plus de 6 ans :
La dose initiale préconisée est de 256 µg en une à deux prises par jour :
- soit 2 pulvérisations de 64 µg dans chaque narine une fois par jour (le matin)
- soit 1 pulvérisation de 64 µg dans chaque narine deux fois par jour (matin et soir).
Le traitement sera poursuivi en s'efforçant d'abaisser progressivement les doses dès l’amélioration des symptômes (en général 1 à 2 semaines). Une dose d’entretien de 64 µg (soit une pulvérisation) dans chaque narine le matin est suffisante dans la plupart des cas.
Il convient d’informer le patient que l’efficacité du médicament ne se manifeste qu’au bout de quelques jours de traitement. La mise en route et la durée du traitement sont fonction de l’exposition allergénique.
L’avis d’un spécialiste pédiatre est requis pour tout traitement chez l’enfant pendant plus de 2 mois par an.
Traitement symptomatique de la polypose nasale chez l’adulte :
La dose préconisée est de 256 µg en 2 prises par jour, soit 1 pulvérisation de 64 µg dans chaque narine 2 fois par jour (matin et soir).
La dose quotidienne peut être administrée en une prise par jour (soit 2 pulvérisations de 64 µg dans chaque narine) dans les formes peu sévères.
Mode d’administration
Voie nasale.
Agiter le flacon avant emploi.
Lors du premier usage, agiter le flacon et amorcer la pompe par 5 ou 10 mouvements de pulvérisation dans l’air. Si l’appareil n’est pas utilisé quotidiennement, il doit être ré-amorcé de nouveau en pompant simplement une fois dans l’air.
Nettoyage de l'embout nasal :
Il convient de nettoyer régulièrement la partie supérieure en plastique du flacon. Pour cela, le bouchon et l’embout nasal seront ôtés et les parties en plastique seront rincées à l’eau chaude puis séchées complètement avant de les remettre en place.
Voie d'administration
nasale
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Troubles de l'hémostase, ou épistaxis.
Infection oro-bucco-nasale et ophtalmique par herpès virus.
Mise en garde et précautions d'emploi
Le risque d’effets systémiques, de freination cortico-surrénalienne et de retentissement sur la croissance est majoré en cas d’administration concomitante d’une corticothérapie par voie inhalée ou a fortiori par voie systémique.
Des effets systémiques peuvent apparaître lors de traitement au long cours avec des doses élevées de corticoïdes par voie nasale. Le risque de retentissement systémique reste néanmoins moins important qu’avec les corticoïdes oraux et peut varier en fonction de la susceptibilité individuelle et de la composition de la spécialité corticoïde utilisée. Les effets systémiques possibles sont : syndrome de Cushing ou tableau cushingoïde, amincissement cutané, hématomes sous cutanés, insuffisance surrénalienne, retard de croissance chez les enfants et les adolescents, diminution de la densité osseuse, cataracte et glaucome et plus rarement, troubles psychologiques et du comportement comprenant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (en particulier chez l’enfant). Le risque d’insuffisance surrénale latente après administration prolongée devra être considéré dans les situations susceptibles de déclencher un stress (infection intercurrente, accident, etc..) ou en cas de chirurgie programmée.
Les glucocorticoïdes peuvent augmenter la glycémie. Ceci doit être pris en compte lors de la prescription chez des patients diabétiques.
Il est important de toujours rechercher la posologie minimale efficace de corticoïdes par voie nasale.
L’administration conjointe de corticoïdes par voie nasale chez les patients sous corticothérapie orale au long cours ne dispense pas des précautions nécessaires lors d’une réduction des doses de corticoïdes par voie orale. Celles-ci seront diminuées très progressivement et le sevrage devra être effectué sous surveillance médicale attentive (à la recherche de l’apparition de signes d’insuffisance surrénale aiguë ou subaiguë) se prolongeant au-delà de l’arrêt de la corticothérapie générale. Une attention particulière sera portée lors du passage d’une corticothérapie systémique à un traitement par Rhinocort en cas de suspicion d’inhibition des fonctions surrénaliennes.
L’administration locale par voie nasale de corticoïdes n’est pas recommandée chez les patients présentant des épisodes d’épistaxis graves ou fréquents, une ulcération récente de la cloison nasale, ou ayant subi une intervention ou un traumatisme au niveau du nez, tant que la guérison n’est pas complète.
La perméabilité des fosses nasales doit être assurée pour la diffusion optimale du budésonide dans les fosses nasales. En avertir le patient en lui conseillant de se moucher avant chaque instillation.
En cas de traitement prolongé, des examens détaillés des fosses nasales s'imposent du fait du risque de retentissement sur la muqueuse nasale. La constatation d’une atrophie de la muqueuse doit conduire à la diminution des doses de corticoïdes locaux.
En cas de tuberculose pulmonaire, d’infection mycosique pulmonaire, l’instauration d’une surveillance étroite et d’un traitement adapté s’impose.
Tout contact avec une personne ayant contracté la tuberculose, la rougeole ou la varicelle est à prendre en compte lors de l’instauration du traitement.
En cas d'insuffisance hépatique, l'élimination des corticoïdes est réduite et en conséquence expose les patients à des concentrations systémiques plus élevées et une augmentation du risque d'effets systémiques. La prudence est requise en cas d'insuffisance hépatique.
Les glucocorticoïdes peuvent augmenter la pression intraoculaire. Les patients atteints de glaucome ou ceux ayant des antécédents familiaux de glaucome doivent donc être étroitement surveillés pendant la prise de ce médicament.
Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, le traitement devra être interrompu et un examen ophtalmologique devra être réalisé à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.
Un examen ophtalmologique est également requis en cas d’infection oculaire.
En cas de traitement prolongé, un examen ORL détaillé de la muqueuse nasale doit être réalisé.
Ce médicament contient du sorbate de potassium et peut provoquer des réactions cutanées locales (par exemple dermatite de contact).
Population pédiatrique
Il a été observé un ralentissement de la croissance chez des enfants recevant des corticoïdes par voie nasale aux posologies thérapeutiques. Il est recommandé de surveiller régulièrement la croissance des enfants recevant une corticothérapie au long cours. En cas de ralentissement de la croissance, le traitement devra être réévalué en vue de réduire les doses de corticoïde nasal. Il conviendra de soigneusement peser les bénéfices attendus d’une corticothérapie par voie nasale face aux risques éventuels de ralentissement de la croissance. L’avis d’un spécialiste pédiatre peut être requis.
Sportif
L’attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôle anti-dopage.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
BUDESONIDE 64 microgrammes/dose - RHINOCORT 64 microgrammes/dose, suspension pour pulvérisation nasale
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Modéré
Présentation : 1 flacon(s) en verre brun de 120 dose(s) muni d'une pompe à valve doseuse et d'un embout nasal polypropylène
Prix : 6.49
Taux de remboursement : 30%
Titulaire : JOHNSON & JOHNSON SANTE BEAUTE FRANCE