BIVALIRUDINE ACCORD 250 mg, poudre pour solution à diluer pour solution injectable/pour perfusion
Classe médicamenteuse
agents antithrombotiques, inhibiteurs directs de la thrombine | code ATC: B01AE06
Composition
Bivalirudine......................................................................................................................... 250 mg
Pour 1 flacon.
Après reconstitution, 1 ml contient 50 mg de bivalirudine.
Après dilution, 1 ml contient 5 mg de bivalirudine
Indications thérapeutiques
BIVALIRUDINE ACCORD est indiqué en tant qu’anticoagulant chez les patients adultes subissant une intervention coronaire percutanée (ICP), notamment chez les patients atteints d’un infarctus du myocarde avec susdécalage du segment ST (IDM ST+) subissant une ICP primaire.
BIVALIRUDINE ACCORD est également indiqué pour le traitement des patients adultes atteints d’un angor instable/infarctus du myocarde sans sus-décalage du segment ST (AI/IDM ST-) devant bénéficier d’une intervention urgente ou précoce.
BIVALIRUDINE ACCORD doit être administré avec de l’acide acétylsalicylique et du clopidogrel.
Posologie et mode d'administration
BIVALIRUDINE ACCORD doit être administré par un médecin spécialisé soit dans le traitement du syndrome coronarien aigu, soit dans les procédures d’intervention coronaire.
Posologie
Patients bénéficiant d’une intervention coronaire percutanée (ICP), y compris patients présentant un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (IDM ST+) bénéficiant d’une ICP primaire
La dose recommandée de bivalirudine pour les patients bénéficiant d’une ICP est un bolus intraveineux de 0,75 mg/kg de poids corporel immédiatement suivi d’une perfusion intraveineuse à la vitesse de 1,75 mg/kg de poids corporel/heure pendant au moins toute la durée de l’intervention. La perfusion de 1,75 mg/kg de poids corporel/heure peut se poursuivre jusqu’à 4 heures après l’ICP et peut être prolongée par la suite à une dose réduite de 0,25 mg/kg de poids corporel/heure pendant 4 à 12 heures supplémentaires, selon les besoins cliniques. Chez les patients présentant un IDM ST+, la perfusion de 1,75 mg/kg de poids corporel/heure doit être poursuivie jusqu’à 4 heures après l’ICP et continuée à une dose réduite de 0,25 mg/kg de poids corporel/heure pendant 4 à 12 heures supplémentaires, selon les besoins cliniques (voir rubrique 4.4).
Après une ICP primaire, les patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe ou symptôme correspondant à une ischémie myocardique.
Patients atteints d’un angor instable/infarctus du myocarde sans sus-décalage du segment ST (AI/IDM ST-)
Pour les patients atteints d’un syndrome coronarien aigu (SCA) recevant un traitement médical, la dose initiale recommandée de bivalirudine est un bolus intraveineux de 0,1 mg/kg suivi d’une perfusion de 0,25 mg/kg/h.
Les patients faisant l’objet d’une prise en charge médicale, la perfusion de 0,25 mg/kg/h peut être poursuivie jusqu’à 72 heures. Si le patient recevant un traitement médical doit bénéficier d’une ICP, un bolus additionnel de 0,5 mg/kg de bivalirudine doit être administré avant l’intervention et la perfusion augmentée à 1,75 mg/kg/h pendant la durée de la procédure.
Après l’ICP, la perfusion, ramenée à 0,25 mg/kg/h, peut être maintenue pendant 4 à 12 heures si cela se justifie d’un point de vue clinique.
Pour les patients bénéficiant d’un pontage aorto-coronaire sans CEC, la perfusion intraveineuse de bivalirudine doit être maintenue jusqu’à l’intervention. Juste avant l’opération, un bolus intraveineux de 0,5 mg/kg doit être administré suivi d’une perfusion intraveineuse de 1,75 mg/kg/h durant l’intervention.
Pour les patients bénéficiant d’un pontage aorto-coronaire avec CEC, la perfusion intraveineuse de bivalirudine devra être maintenue jusqu’à 1 heure avant l’opération, après quoi la perfusion devra être arrêtée et le patient traité avec de l'héparine non fractionnée (HNF).
Pour garantir l’administration appropriée de la bivalirudine, le produit complètement dissous, reconstitué et dilué doit être bien mélangé avant d’être administré (voir rubrique 6.6). Le bolus doit être administré par une poussée intraveineuse rapide afin d’assurer qu’il soit diffusé totalement chez le patient avant le début de la procédure.
Les tubulures de perfusion intraveineuse doivent être amorcées avec la bivalirudine pour assurer la continuité de la perfusion de médicament après l’administration du bolus.
La dose perfusée doit être instaurée immédiatement après l’administration du bolus, assurant ainsi l’administration au patient avant la procédure, et de manière continue et ininterrompue pendant toute la durée de la procédure. La sécurité et l’efficacité d’un bolus de bivalirudine n’ont pas été évaluées lorsqu’il n’est pas suivi d’une perfusion continue, et cela n’est pas recommandé, même dans le cadre prévu d’une ICP courte.
Un allongement du temps de coagulation activée (TCA) peut indiquer que le patient a déjà reçu de la bivalirudine.
Les valeurs du TCA, 5 minutes après le bolus de bivalirudine, atteignent en moyenne 365 +/- 100 secondes. Si le TCA obtenu après 5 minutes est inférieur à 225 secondes, une seconde dose en bolus de 0,3 mg/kg doit être administrée.
Dès que la valeur du TCA dépasse 225 secondes, des contrôles supplémentaires ne sont plus nécessaires, à condition que la dose de perfusion de 1,75 mg/kg/h soit donnée correctement.
Quand l’allongement observé du TCA est insuffisant, il faut envisager la possibilité d’une erreur lors de l’administration du médicament : par exemple, BIVALIRUDINE ACCORD aurait pu ne pas être correctement mélangé ou une défaillance du matériel de perfusion intraveineuse aurait pu se produire.
L’introducteur artériel peut être retiré 2 heures après l’arrêt de la perfusion de bivalirudine sans contrôle de l’anticoagulation.
Utilisation avec un autre traitement anticoagulant
Chez les patients atteints d’un IDM ST+ bénéficiant d’une ICP primaire, le traitement standard adjuvant avant hospitalisation doit inclure du clopidogrel et peut aussi inclure l’administration précoce d’HNF (voir rubrique 5.1).
Le traitement par BIVALIRUDINE ACCORD peut débuter 30 minutes après l'arrêt de l'héparine non fractionnée, administrée par voie intraveineuse, ou 8 heures après l'arrêt d'une héparine de bas poids moléculaire administrée par voie sous-cutanée.
BIVALIRUDINE ACCORD peut être utilisé en association à un inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Pour plus d’informations concernant l’utilisation de la bivalirudine avec ou sans inhibiteur de la GP IIb/IIIa, se référer à la rubrique 5.1.
Insuffisance rénale
BIVALIRUDINE ACCORD est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (TFG < 30 ml/min) ainsi que chez les patients sous dialyse (voir rubrique 4.3).
Chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère à modérée, il n’est pas nécessaire d’adapter la dose SCA (bolus de 0,1mg/kg ; perfusion de 0,25 mg/kg/h).
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée (TFG 30-59 ml/min) bénéficiant d’une ICP (qu’ils soient traités avec la bivalirudine pour SCA ou non), la vitesse de perfusion doit être abaissée à 1,4 mg/kg/h. Le bolus administré devra être conforme à la posologie SCA ou ICP décrite ci-dessus.
Les patients présentant une insuffisance rénale doivent être étroitement surveillés pour détecter tout signe éventuel de saignement durant l’ICP, la clairance de la bivalirudine étant réduite chez ces patients (voir rubrique 5.2).
Si le TCA à 5 minutes est inférieur à 225 secondes, il convient d’administrer un second bolus de 0,3 mg/kg et de revérifier le TCA 5 minutes après l’administration du second bolus.
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation de la dose n'est nécessaire. Les études pharmacocinétiques montrent que le métabolisme hépatique de la bivalirudine est limité; dès lors, la sécurité et l'efficacité de la bivalirudine n'ont pas été étudiées de manière spécifique chez des patients atteints d'insuffisance hépatique.
Population de personnes âgées
Une grande prudence s’impose du fait du risque accru de saignement chez les personnes âgées en raison de la diminution de la fonction rénale associée à l’âge. Dans cette population, la dose doit être adaptée en fonction de la fonction rénale.
Populations pédiatriques
Il n’existe actuellement aucune indication pour l’utilisation de BIVALIRUDINE ACCORD chez les enfants de moins de 18 ans et aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 5.1 et 5.2.
Mode d’administration
BIVALIRUDINE ACCORD est destiné à être utilisé par voie intraveineuse.
BIVALIRUDINE ACCORD doit initialement être reconstitué afin d’obtenir une solution à 50 mg/ml de bivalirudine. Le produit reconstitué doit alors subir une autre dilution dans un volume total de 50 ml pour donner une solution à 5 mg/ml de bivalirudine.
Le produit reconstitué et dilué doit être bien mélangé avant d’être administré. La solution reconstituée /diluée est une solution transparente à légèrement opalescente, incolore à jaune clair.
BIVALIRUDINE ACCORD est administré sous forme d’un schéma adapté en fonction du poids corporel consistant en un bolus initial (administré par poussée intraveineuse rapide) suivi d’une perfusion intraveineuse.
Pour les instructions concernant la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir rubrique 6.6.
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
BIVALIRUDINE ACCORD est contre-indiqué chez les patients:
- présentant une hypersensibilité connue à la bivalirudine ou à l'un des excipients du produit mentionnés à la rubrique 6.1, ou aux hirudines ;
- présentant un saignement actif ou un risque accru de saignement en raison de troubles de l'hémostase et/ou de troubles irréversibles de la coagulation ;
- présentant une hypertension sévère non contrôlée
- présentant une endocardite bactérienne subaiguë.
- atteints d’insuffisance rénale sévère (TFG < 30 ml/min) ainsi que chez les patients sous dialyse.
Mise en garde et précautions d'emploi
BIVALIRUDINE ACCORD n'est pas destiné à l'utilisation intramusculaire. Ne pas l'administrer par voie intramusculaire.
Hémorragie
Il convient de surveiller attentivement que les patients ne présentent pas de symptômes et de signes de saignement pendant le traitement, notamment si la bivalirudine est combinée à un autre anticoagulant (voir la rubrique 4.5). Bien que la plupart des saignements associés à la bivalirudine se produisent au site d’accès artériel chez les patients qui subissent une ICP, une hémorragie peut se produire à n'importe quel endroit pendant le traitement. Des diminutions inexpliquées de l'hématocrite, de l'hémoglobine ou de la pression artérielle peuvent indiquer une hémorragie. Le traitement doit être arrêté si on observe ou si on soupçonne un saignement.
Il n’existe pas d’antidote connu pour la bivalirudine, mais son effet disparaît rapidement (T½ est 25 ± 12 minutes).
Des perfusions prolongées de bivalirudine aux doses recommandées après l’ICP n’ont pas été associées à une augmentation du taux de saignement (voir rubrique 4.2).
Co-administration avec des inhibiteurs plaquettaires ou des anticoagulants
L’utilisation concomitante de traitements anticoagulants peut augmenter le risque de saignement (voir Section 4.5). Aussi, l’administration concomitante de bivalirudine avec les inhibiteurs plaquettaires ou les autres anticoagulants peut entraîner une augmentation du risque de saignement. Dans cette situation, les paramètres cliniques et biologiques de l’hémostase doivent être régulièrement surveillés.
Chez les patients sous warfarine traités par bivalirudine, un suivi de l’INR doit être effectué, après l’arrêt du traitement par bivalirudine, afin de s’assurer du retour de l’INR aux niveaux observés avant le traitement.
Hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité de type allergique ont été peu fréquemment rapportées (≥ 1/1000 à ≤ 1/100) dans les études cliniques. Les mesures nécessaires doivent être mises en place pour faire face à cette éventualité. Les patients doivent être informés des signes précoces des réactions d'hypersensibilité qui comportent des réactions urticariennes, une urticaire généralisée, une sensation d'oppression dans la poitrine, une respiration sifflante, de l'hypotension et une anaphylaxie. En cas de choc, il faut appliquer les normes médicales actuelles pour le traitement du choc. Des réactions anaphylactiques, y compris un choc anaphylactique fatal, ont été rapportées très rarement (≤ 1/10 000) dans l’expérience post-commercialisation (voir rubrique 4.8).
Les anticorps positifs à la bivalirudine qui apparaissent en cours de traitement sont rares et n'ont pas été associés à des signes cliniques de réactions allergiques ou anaphylactiques. La prudence est de rigueur chez les patients précédemment traités par lépirudine qui ont développé des anticorps antilépirudine.
Thromboses de stent précoces (ou thromboses de stent aiguës)
Des thromboses de stent précoces (< 24 heures) sont survenues chez des patients atteints d’un IDM ST+ bénéficiant d’ICP primaire et ont dû être prises en charge selon une procédure de Revascularisation du Vaisseau Cible (voir rubriques 4.8 et 5.1). Dans leur majorité, ces cas n’ont pas été fatals. Ce risque accru de thrombose de stent aiguë a été observé pendant les 4 premières heures suivant la fin de l’intervention chez des patients pour lesquels la perfusion de bivalirudine avait été arrêtée à la fin de l’intervention ou poursuivie de façon continue à la dose réduite de 0,25 mg/kg/h (voir rubrique 4.2). Après une ICP primaire, les patients doivent rester un minimum de 24 heures dans un service hospitalier pouvant traiter les complications ischémiques et être étroitement surveillés afin de détecter tout signe ou symptôme correspondant à une ischémie myocardique.
Brachythérapie
La formation intra-procédurale de thrombus a été observée pendant les procédures de brachythérapie gamma avec la bivalirudine. BIVALIRUDINE ACCORD doit être utilisé avec prudence pendant les procédures de brachythérapie bêta.
Excipient
BIVALIRUDINE ACCORD contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
BIVALIRUDINE (TRIFLUOROACETATE DE) HYDRATE équivalant à BIVALIRUDINE 250 mg - BIVALIRUDINE 250 mg - ANGIOX 250 mg, poudre pour solution à diluer pour solution injectable ou pour perfusion
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 10 flacon(s) en verre de 10 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : ACCORD HEALTHCARE FRANCE