CLAIRYG 50 mg/mL, solution pour perfusion

antisérums et immunoglobulines : immunoglobulines humaines normales pour administration intravasculaire | code ATC : J06BA02

Immunoglobuline humaine normale (IgIV)

1 mL contient :

Immunoglobuline humaine normale ....................................................................................... 50 mg*

* correspondant à une quantité totale en protéines, dont au moins 95% sont des IgG.

Un flacon de 20 mL contient 1 g d’immunoglobuline humaine normale.

Un flacon de 50 mL contient 2,5 g d’immunoglobuline humaine normale.

Un flacon de 100 mL contient 5 g d’immunoglobuline humaine normale.

Un flacon de 200 mL contient 10 g d’immunoglobuline humaine normale.

Un flacon de 400 mL contient 20 g d’immunoglobuline humaine normale.

Distribution des sous-classes d’IgG (valeurs usuelles) :

IgG1 : 55 – 67 %

IgG2 : 29 – 37 %

IgG3 : 1 – 4 %

IgG4 : 1 – 3 %

La teneur maximale en IgA est de 20 microgrammes/mL.

Fabriquée à partir de plasma issu de dons humains.

CLAIRYG est prescrit pour :

Traitement substitutif chez les adultes, les enfants et les adolescents (0 - 18 ans) en cas de :

- Déficits immunitaires primitifs (DIP) avec altérations de la production d’anticorps.

- Déficits immunitaires secondaires (DIS) chez des patients atteints d’infections sévères ou d’infections récidivantes, avec traitement antimicrobien inefficace et soit un échec avéré concernant les anticorps spécifiques * soit un taux des IgG sériques < 4 g/L.

* Incapacité à augmenter d'au moins deux fois le titre des anticorps IgG contre les antigènes polysaccharidiques pneumococciques ou les antigènes polypeptidiques contenus dans les vaccins.

Traitement immunomodulateur chez les adultes, les enfants et les adolescents (0 - 18 ans) en cas de :

- Thrombopénie immunitaire primaire (PTI) chez les patients présentant un risque hémorragique élevé ou avant un acte chirurgical pour corriger le taux de plaquettes.

- Syndrome de Guillain-Barré.

- Maladie de Kawasaki (en association avec l'acide acétylsalicylique, voir rubrique 4.2)

- Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)

- Neuropathie motrice multifocale (NMM).

Le traitement substitutif doit être instauré et contrôlé sous la surveillance d’un médecin spécialiste du traitement des déficits immunitaires.

Posologie

La dose et la posologie dépendent de l’indication.

La posologie peut être individualisée pour chaque patient en fonction de la réponse clinique.

La dose calculée selon le poids du patient doit être ajustée chez les patients maigres ou en surpoids.

Les posologies suivantes sont données à titre indicatif.

Traitement substitutif dans les déficits immunitaires primitifs (DIP) :

Le traitement doit permettre d’atteindre un taux d’IgG résiduel (c’est-à-dire mesuré avant l'administration suivante d’IgIV) d’au moins 6 g/L ou dans la fourchette de référence pour la tranche d’âge concernée.

Trois à six mois sont nécessaires après le début d’un traitement pour atteindre l’équilibre (taux d'IgG à l'état d'équilibre). La dose de charge recommandée est de 0,4 à 0,8 g/kg en une seule administration suivie d’au moins 0,2 g/kg toutes les trois à quatre semaines.

La dose nécessaire pour atteindre un taux résiduel d'au moins 6 g/L est de l'ordre de 0,2 à 0,8 g/kg par mois. Lorsque l’état d’équilibre est atteint, l’intervalle entre les administrations varie entre 3 et 4 semaines.

Les taux d’IgG résiduels doivent être mesurés et évalués en fonction de l’incidence des infections. Afin de réduire le taux d’infections bactériennes, une augmentation de la posologie pourra s’avérer nécessaire afin d’atteindre des niveaux résiduels plus élevés.

Déficits immunitaires secondaires (DIS) (tel que définis en section 4.1)

La dose recommandée est de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les trois à quatre semaines.

Les taux résiduels d'IgG doivent être mesurés et évalués en fonction de l'incidence des infections. La dose doit être ajustée, si nécessaire, pour obtenir une protection optimale contre les infections, une augmentation peut être nécessaire chez les patients présentant une infection persistante. Une diminution de la dose peut être envisagée lorsque le patient ne présente plus d’infection.

Thrombopénie immunitaire primaire:

Il existe deux schémas posologiques alternatifs :

- 0,8 à 1 g/kg administrés le premier jour, éventuellement renouvelé dans les trois jours

- 0,4 g/kg administrés quotidiennement pendant 2 à 5 jours.

Ce traitement peut être renouvelé en cas de rechute.

Syndrome de Guillain-Barré:

0,4 g/kg par jour pendant 5 jours (administration répétée possible en cas de rechute)

Maladie de Kawasaki:

2 g/kg doivent être administrés en une dose unique. Les patients doivent suivre un traitement associé d'acide acétylsalicylique.

Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)

- · Dose de charge : 2 g/kg administrée sur 2 à 5 jours consécutifs.

- · Dose d’entretien : 1 g/kg administrée sur 1 à 2 jours consécutifs toutes les 3 semaines

L'effet thérapeutique devra être évalué après chaque cure. En cas d'absence d'effet thérapeutique après 6 mois, le traitement doit être interrompu.

Si le traitement est efficace, sa poursuite sur le long terme doit être soumise à l'appréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse.

La posologie et les intervalles d'administration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de l'évolution de la pathologie.

Neuropathie Motrice Multifocale (NMM)

- · Dose d'entretien : 1 g/kg toutes les 2 à 4 semaines ou 2 g/kg toutes les 4 à 8 semaines.

L'effet thérapeutique devra être évalué après chaque cure. En cas d'absence d'effet thérapeutique après 6 mois, le traitement doit être interrompu.

Si le traitement est efficace, sa poursuite sur le long terme doit être soumise à l'appréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse.

Les posologies recommandées sont résumées dans le tableau suivant :

Indication

Dose

Fréquence des injections

Traitement substitutif

Traitement substitutif dans les déficits immunitaires primitifs

- Dose de charge :

0,4 à 0,8 g/kg

- Dose d’entretien :

0,2 à 0,8 g/kg

- toutes les 3 à 4 semaines

Déficits immunitaires secondaires (tels que définis dans la rubrique 4.1)

0,2 à 0,4 g/kg

- toutes les 3 à 4 semaines

Traitement immunomodulateur:

Thrombopénie immunitaire primaire

0,8 à 1 g/kg

ou

0,4 g/kg/j

- à Jour 1, éventuellement répété 1 seule fois dans les 3 jours

- pendant 2 à 5 jours

Syndrome de Guillain-Barré

0,4 g/kg/j

- pendant 5 jours

Maladie de Kawasaki

2 g/kg

- en dose unique en association avec l’acide acétylsalicylique

Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)

Dose de charge :

2 g/kg

Dose d’entretien :

1 g/kg

en doses fractionnées sur 2 à 5 jours

toutes les 3 semaines sur 1 à 2 jours

Neuropathie Motrice Multifocale (NMM)

Dose de charge :

2 g/kg

Dose d'entretien :

1 g/kg

ou

2 g/kg

administrée sur 2 à 5 jours consécutifs.

toutes les 2 à 4 semaines

ou

toutes les 4 à 8 semaines sur 2 à 5 jours.

Population pédiatrique

La posologie chez l’enfant et l’adolescent (de 0 à - 18 ans) est identique à celle des adultes, la dose pour chaque indication étant calculée en fonction du poids corporel et ajustée selon l’évolution clinique des pathologies susmentionnées.

Insuffisance hépatique

Aucun élément n’est disponible pour justifier un ajustement de dose.

Insuffisance rénale

Aucun ajustement posologique, sauf si cela est cliniquement justifié, voir rubrique 4.4.

Personnes âgées

Mode d'administration

Par voie intraveineuse.

L'immunoglobuline humaine normale doit être perfusée par voie intraveineuse à un débit initial inférieur ou égal à 1 mL/kg/h pendant 30 minutes. Voir la section 4.4. En cas de réaction indésirable, le débit d'administration doit être réduit ou la perfusion arrêtée. Si CLAIRYG est bien toléré le débit peut être augmenté progressivement jusqu'à un maximum de 4 mL/kg/h.

intraveineuse

Hypersensibilité à la substance active (immunoglobuline humaine) ou à l’un des constituants de la préparation (voir rubrique 4.4 et 6.1).

Les patients présentant un déficit sélectif en IgA ayant développé des anticorps anti-IgA, une anaphylaxie pouvant être provoquée par un produit contenant des IgA.

Traçabilité

A chaque administration de CLAIRYG à un patient, le nom et le numéro de lot du produit doivent être enregistrés afin de maintenir un lien entre le patient et le numéro de lot du médicament.

Précaution d’usage

Les complications potentielles peuvent souvent être évitées en s’assurant que les patients :

- ne sont pas hypersensibles à l’immunoglobuline humaine normale en perfusant d’abord lentement le produit (≤ 1 mL/kg/h),

- sont étroitement surveillés à la recherche de tout symptôme pendant toute la durée de la perfusion. En particulier, lors de la première administration d’immunoglobulines humaines normales, dans le cas d’un changement de produit ou lorsque la dernière perfusion remonte à une longue période, ces patients doivent être suivis pendant toute la durée de la première administration et pendant l’heure qui suit la fin de la perfusion afin de détecter tout effet indésirable potentiel. Tous les autres patients doivent être surveillés pendant au moins 20 minutes après la fin de la perfusion.

Chez tous les patients, l’administration d’IgIV requiert :

- une hydratation appropriée avant le début de la perfusion d’IgIV,

- une surveillance de la diurèse,

- une surveillance de la créatininémie,

- d’éviter l’utilisation concomitante de diurétiques de l’anse (voir rubrique 4.5)

En cas d’effets indésirables, le débit d’administration doit être réduit ou la perfusion arrêtée. Le traitement requis dépend de la nature et de la sévérité des effets indésirables

Réaction au point de perfusion

Certains effets indésirables (ex. maux de tête, bouffées vasomotrices, frissons, myalgie, respiration sifflante, tachycardie, douleur au bas du dos, nausée et hypotension) peuvent être liés au débit de perfusion. Le débit de perfusion recommandé décrit à la rubrique 4.2 doit être scrupuleusement respecté.

Certains effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment :

- lors de la première administration d’une immunoglobuline humaine normale, ou dans de rares cas, lors de changement de produit d’immunoglobuline humaine normale ou lorsqu'il n'y a pas eu de traitement pendant une longue période,

- chez les patients présentant une infection non traitée ou une inflammation chronique sous-jacente.

Hypersensibilité

Les vraies réactions d’hypersensibilités sont rares.

L’anaphylaxie peut être développée chez les patients

- en présentant un déficit en IgA avec présence d’anticorps anti-IgA,

- ayant présenté une bonne tolérance à une administration précédente d’immunoglobulines humaines normales.

En cas de choc, le traitement médical standard de l’état de choc doit être instauré.

Thromboembolisme

Cliniquement, l’existence d’un lien entre l’administration d’IgIV et des événements thromboemboliques comme l’infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (y compris l’ictus), embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde est considérée comme liée à une élévation relative de la viscosité sanguine due à un apport important en immunoglobuline chez les patients à risque. Toutes les précautions doivent être prises lors de la prescription de la perfusion d’IgIV chez les patients obèses, chez les patients présentant des facteurs de risques thrombotiques préexistants (tels que l’âge avancé, hypertension, diabète sucré, antécédents de maladie vasculaire ou d’épisodes thrombotiques, patients atteints de troubles thrombotiques héréditaires ou acquis, patients subissant des périodes d’immobilisation prolongées, patients sévèrement hypovolémiques et patients atteints de maladies provoquant une augmentation de la viscosité sanguine).

Chez les patients présentant un risque thrombotique, les IgIV doivent être administrées au débit de perfusion et aux doses les plus faibles possibles.

Insuffisance rénale aiguë

Des cas d’insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients recevant un traitement par IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, comme par exemple une insuffisance rénale préexistante, un diabète sucré, une hypovolémie, un surpoids, une administration concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.

Les paramètres rénaux doivent être évalués avant la perfusion d'IGIV, en particulier chez les patients considérés comme présentant un risque potentiel accru de développer une insuffisance rénale aiguë, et à nouveau à des intervalles appropriés. Chez les patients à risque d'insuffisance rénale aiguë, les produits à base d'IGIV doivent être administrés à une dose et un débit de perfusion les plus faibles possibles.

En cas d’atteinte rénale une interruption des IgIV doit être envisagée.

Bien que ces cas de dysfonctionnement rénal et d'insuffisance rénale aiguë aient été associés à l'utilisation de nombreuses spécialités d’IgIV contenant des excipients divers tels que saccharose, glucose et le maltose, celles contenant du saccharose comme stabilisateur représentent une part disproportionnée du nombre total de notifications. Chez les patients à risque, l’utilisation d’IgIV ne contenant pas ces excipients doit être envisagée. CLAIRYG ne contient ni saccharose ni maltose ni glucose.

En raison de la teneur en mannitol correspondant à 32 mg/mL soit une quantité de 640 mg par kg pour une posologie de 1g/kg, CLAIRYG doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant un traitement diurétique et les patients en état de déshydratation.

Méningite aseptique (MA)

Le syndrome de méningite aseptique a été rapporté en association avec des traitements par les IgIV.

Ce syndrome apparaît habituellement plusieurs heures à 2 jours après le traitement par IgIV.

Les analyses du liquide céphalorachidien (LCR) donnent souvent des résultats positifs avec une pléocytose allant jusqu’à plusieurs milliers de cellules par mm3 et composée principalement de cellules de la lignée des granulocytes, associée à une hyperprotéinorachie allant jusqu’à plusieurs centaines de mg/dL. La MA pourrait survenir plus souvent en cas d’administration de doses élevées (2g/kg) d’IgIV.

Les patients présentant de tels signes et symptômes devraient subir un examen neurologique approfondi, avec examen du LCR, afin d’exclure d’autres causes de méningite.

L’arrêt des IgIV a permis une rémission de la MA, sans séquelles, en quelques jours.

Anémie hémolytique

Les IgIV peuvent contenir des anticorps dirigés contre les groupes sanguins pouvant agir comme des hémolysines et induire le recouvrement in vivo des globules rouges par des immunoglobulines, provoquant une réaction antiglobine directe positive (test de Coombs) et, dans de rares cas, une hémolyse. Une anémie hémolytique peut apparaître suite à un traitement par IgIV en raison d’une séquestration accrue des globules rouges. Les patients traités par IgIV doivent être suivis afin de détecter tout signe ou symptôme clinique d’hémolyse (Voir rubrique 4.8).

Neutropénie / Leucopénie

Une baisse transitoire du nombre de neutrophiles et/ou des épisodes de neutropénie, parfois sévères, ont été rapportés après un traitement par IgIV. Cela survient généralement dans les heures ou jours après l’administration des IgIV et se résorbe spontanément dans les 7 à 14 jours.

Syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI Transfusion Related Acute Lung Injury)

Chez les patients traités par des IgIV, des cas d'œdème pulmonaire aigu non cardiogénique (TRALI) ont été rapportés. Le TRALI se caractérise par une hypoxie sévère, une dyspnée, une tachypnée, une cyanose, une fièvre et une hypotension. Les symptômes typiques du TRALI apparaissent pendant ou dans les 6 heures suivant une transfusion, souvent dans les 1 à 2 heures. Par conséquent, les patients traités par des IgIV doivent être surveillés et les perfusions doivent être immédiatement arrêtées en cas de réactions indésirables pulmonaires. Le TRALI est une maladie potentiellement mortelle nécessitant une prise en charge immédiate en unité de soins intensifs.

Interférence avec les tests sérologiques

Après administration d’immunoglobulines humaines normales, l’augmentation transitoire de la concentration de divers anticorps administrés peut être responsable de résultats faussement positifs lors de dosages sérologiques.

La transmission passive d’anticorps anti-érythrocytaires tels que les anticorps anti-A, anti-B ou anti-D peut interférer avec certains tests sérologiques portant sur les globules rouges, tel que le test direct à l’antiglobuline (test de Coombs direct).

Agents transmissibles

Les mesures habituelles de prévention du risque de transmission d’agents infectieux par les médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain, comprennent la sélection clinique des donneurs, la recherche des marqueurs spécifiques d’infection sur chaque don et sur les mélanges de plasma ainsi que la mise en œuvre dans le procédé de fabrication d’étapes efficaces pour l’inactivation/élimination virale.

Cependant, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, le risque de transmission d’agents infectieux ne peut pas être totalement exclu. Ceci s’applique également aux virus inconnus ou émergents ou autres types d’agents infectieux.

Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis-à-vis des virus enveloppés tels que le VIH, le VHB et le VHC, et vis-à-vis des virus non enveloppés VHA et parvovirus B19.

L’expérience clinique ne rapporte pas de transmission du virus de l’hépatite A ni du parvovirus B19 par les immunoglobulines, les anticorps présents contribuant probablement à la sécurité du produit.

Sportifs

L'attention est attirée chez les sportifs, cette spécialité contenant du mannitol pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.

Population pédiatrique

Les mises en garde et précautions mentionnées s’appliquent aux enfants comme aux adultes.

prescription hospitalière

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 1 flacon(s) en verre de 50 ml

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : LFB-BIOMEDICAMENTS