ONCOVIN 1 mg, solution injectable

Antinéoplasiques, vinca-alcaloïdes et analogues | Code ATC : L01CA02

Sulfate de vincristine................................................................................................................ 1 mg

Pour 1 ml de solution injectable.

Excipient(s) à effet notoire : parahydroxybenzoate de méthyle (E218) 1,3 mg, parahydroxybenzoate de propyle (E216) 0,2 mg.

La vincristine est généralement utilisée en polychimiothérapie dans les indications suivantes :

- induction et consolidation de la rémission de la leucémie aiguë lymphoblastique ;

- maladie de Hodgkin ;

- lymphomes non hodgkiniens ;

- cancer du sein métastatique (traitement palliatif des cas résistants aux traitements usuels) ;

- cancer bronchique à petites cellules ;

- · sarcomes (sarcome ostéogénique, sarcome d’Ewing, rhabdomyosarcome) ;

- tumeur de Wilms ;

- neuroblastome.

Monothérapie :

- purpura thrombopénique idiopathique résistant aux traitements usuels (maladie de Werlhof).

Posologie

La vincristine doit être administrée sous la stricte supervision de médecins expérimentés dans le traitement par cytostatiques.

Une extrême prudence est recommandée dans le calcul exact de la dose maximale de vincristine, car un surdosage peut avoir des conséquences très graves, voire fatales.

La dose doit être ajustée au cas par cas en fonction de l’indication, du protocole de polychimiothérapie utilisé et de l’état du patient.

L’administration de la vincristine est hebdomadaire et par voie intraveineuse stricte.

Les recommandations posologiques suivantes s’appliquent, sauf indication contraire :

Chez l’adulte

1,4 mg de vincristine/m² de surface corporelle par voie intraveineuse une fois par semaine.

La dose totale maximale est de 2 mg/semaine.

Chez l’enfant pesant moins de 10 kg

0,05 mg de vincristine/kg de poids corporel par voie intraveineuse une fois par semaine.

Remarque : chez le nourrisson, la posologie est calculée sur la base du poids corporel individuel (et non de la surface corporelle), car le rapport entre la surface corporelle et le poids corporel est disproportionné chez le nourrisson. Comparativement aux enfants plus grands, des effets indésirables neurologiques et hépatiques plus prononcés ont été observés après la chimiothérapie pour une leucémie aiguë.

Chez l’enfant pesant 10 kg et plus

2 mg de vincristine/m² de surface corporelle par voie intraveineuse une fois par semaine.

Insuffisants hépatiques

En cas d’élévation de la bilirubinémie directe à plus de 3 mg/100 ml, il est recommandé de réduire la dose de vincristine de 50 %.

Mode d’administration

La vincristine ne s’utilise que par voie intraveineuse stricte.

Toute extravasation doit être évitée (voir rubrique 4.4). Avant l’administration du sulfate de vincristine, il est recommandé d’administrer une solution isotonique à 0,9 % de chlorure de sodium par injection afin de garantir un bon positionnement de l’aiguille hypodermique. Le rinçage de l’aiguille hypodermique à la fin de l’injection de vincristine pourrait empêcher des irritations locales au site d’injection.

L’injection peut être administrée soit directement dans une veine soit dans la tubulure d’une perfusion intraveineuse en cours et elle doit administrée en 1 minute.

Le médecin en charge du traitement décidera de la durée d’utilisation en prenant en compte l’indication, le protocole de polychimiothérapie utilisé et l’état du patient.

intraveineuse

La vincristine est contre-indiquée dans les cas suivants :

- hypersensibilité à la vincristine, au parahydroxybenzoate de méthyle, au parahydroxybenzoate de propyle ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

- troubles neuromusculaires préexistants, en particulier atrophie neuromusculaire avec démyélinisation segmentaire (forme démyélinisante de la maladie de Charcot-Marie-Tooth) ;

- myélosuppression prononcée ;

- patients atteints d’une insuffisance hépatique sévère ;

- patients recevant une radiothérapie incluant le foie ;

- la vincristine ne doit en aucun cas être administrée dans le liquide céphalo-rachidien (administration intrathécale), car une telle administration peut être fatale (voir rubrique 4.4).

Administration intrathécale accidentelle

La vincristine ne doit en aucun cas être administrée en intrathécal. L’administration intrathécale accidentelle entraînera une paralysie ascendante, qui peut conduire au décès.

Chez un très petit nombre de patients, la paralysie engageant le pronostic vital et le décès consécutif ont été évités, mais les séquelles neurologiques ont été dévastatrices et la récupération limitée.

Sur la base des données publiées sur la prise en charge de ces cas de survie, en cas d’administration intrathécale accidentelle de vincristine, le traitement suivant doit être mis en œuvre immédiatement après l’injection :

1. Prélèvement d’un volume de liquide céphalo-rachidien (LCR) aussi important que possible (dans la mesure où la sécurité du patient est assurée) par ponction lombaire.

2. Introduction d’un cathéter épidural dans l’espace sous-arachnoïdien via l’espace intervertébral situé au-dessus de l’endroit où la ponction lombaire est réalisée et irrigation du LCR par une solution de Ringer lactate.

3. Du plasma frais congelé doit être demandé et, dès qu’il est disponible, en ajouter 25 ml par litre de solution de Ringer lactate.

4. Pose d’un drain ou d’un cathéter intraventriculaire par un neurochirurgien et poursuite de l’irrigation du LCR avec absorption du liquide par l’accès lombaire relié à un système de drainage fermé. La solution de Ringer lactate doit être administrée par perfusion continue à la vitesse de 150 ml/h, ou de 75 ml/h si du plasma frais congelé a été ajouté comme indiqué si dessus.

La vitesse de perfusion doit être ajustée afin de maintenir un taux de protéines de 150 mg/dl dans le LCR.

Les mesures suivantes ont également été mises en œuvre, mais ne sont probablement pas essentielles :

- administration d’acide folinique par voie intraveineuse sous forme d’un bolus de 100 mg, puis d’une perfusion continue à la vitesse de 25 mg/h pendant 24 heures, puis de 4 bolus de 25 mg (toutes les 6 heures) pendant 1 semaine ;

- administration intraveineuse de 10 g d’acide glutamique sur 24 heures, suivie de 500 mg trois fois par jour par voie orale pendant un mois ;

- administration de pyridoxine à la dose de 50 mg toutes les 8 heures par perfusion intraveineuse sur 30 minutes.

Le rôle de ces mesures dans la réduction de la neurotoxicité est incertain.

Contact avec la peau et les muqueuses

Tout contact de la vincristine avec les yeux doit être évité. Il est associé à un risque d’irritation sévère ou d’ulcération de la cornée (en particulier si le produit est projeté sous pression). En cas de contact avec les yeux, les laver immédiatement et abondamment avec de l’eau et prendre un avis médical ou ophtalmologique si l’irritation oculaire persiste.

En cas de projection accidentelle sur la peau, laver abondamment avec de l’eau puis au savon doux et rincer abondamment.

Extravasation

Toute extravasation doit être évitée. Les extravasations accidentelles peuvent provoquer des infections locales, voire des nécroses sévères. Il convient alors d’interrompre immédiatement l’injection. L’injection locale de hyaluronidase 250 UI/ml (1 ml en sous-cutané autour de la lésion) et l’application de chaleur modérée sur le site d’extravasation facilitent la diffusion du produit et limitent à un minimum la gêne et le risque de cellulite.

Un dispositif de prise en charge en urgence de l’extravasation de cytostatiques doit être disponible dans le service hospitalier où la vincristine est administrée.

Interaction avec des antifongiques azolés

L’administration concomitante d’antifongiques azolés et de vincristine a été associée à une neurotoxicité et à d’autres effets indésirables graves, notamment des convulsions, une neuropathie périphérique, un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) et un iléus paralytique. Il convient de réserver les antifongiques azolés aux patients traités par vincristine qui ne disposent pas d'autres options de traitement antifongique (voir rubrique 4.5).

Myélotoxicité

En raison du risque de leucopénie, le médecin et le patient doivent être vigilants vis-à-vis de la survenue possible d'une infection. En cas de leucopénie, des mesures adaptées doivent être prises, parmi lesquelles un calcul précis de l'heure d'administration de la dose suivante de vincristine. Un contrôle de la numération formule sanguine doit être réalisé avant chaque injection.

En raison d'un risque accru de leucopénie et de thrombocytopénie, une surveillance plus étroite est nécessaire chez les patients présentant une dépression médullaire due à un traitement antérieur ou à la maladie elle-même.

Neurotoxicité

Une prudence particulière est requise en cas d'antécédents de troubles neurologiques ou hépatiques. Les patients recevant la vincristine en association à des médicaments potentiellement neurotoxiques doivent être étroitement surveillés.

L'effet neurotoxique de la vincristine peut s'ajouter à celui d'autres agents neurotoxiques ou être augmenté en cas d'irradiation de la moelle osseuse ou de maladie neurologique. Les patients âgés peuvent être plus sensibles aux effets neurotoxiques de la vincristine.

Troubles hépatiques

La vincristine étant principalement métabolisée dans le foie, un dysfonctionnement hépatique peut augmenter les taux sanguins circulants et la demi-vie plasmatique de la vincristine avec majoration des effets indésirables.

La vincristine ne doit pas être administrée aux patients traités par radiothérapie si le champ d’irradiation inclut le foie.

Avant et pendant chaque injection ainsi qu’avant chaque cure de traitement, la fonction hépatique et la fonction rénale, la numération formule sanguine et la fonction neurologique doivent être contrôlées. En cas de signes de myélosuppression, la dose suivante sera administrée uniquement après une évaluation soigneuse du tableau clinique. Il en est de même en cas de survenue de symptômes neurologiques en raison du risque de neuropathie sévère associé à la poursuite du traitement.

Des patients ayant reçu une chimiothérapie par vincristine en association à des médicaments anticancéreux connus pour leur potentiel cancérogène ont développé des cancers secondaires. Le rôle de la vincristine dans ce développement n'a pas été établi.

La mise en œuvre de mesures prophylactiques en prévention de la constipation, comme une alimentation adaptée et l'utilisation de laxatifs, en particulier de lactulose, est recommandée.

La vincristine doit être administrée avec prudence chez les patients présentant une pathologie cardiaque ischémique.

Une élévation aiguë du taux sérique d'acide urique est possible durant l’induction de la rémission des leucémies aiguës ; par conséquent, il est recommandé de contrôler fréquemment l'acide urique sérique au cours des 3 ou 4 premières semaines de traitement ou de prendre les mesures requises pour prévenir la neuropathie provoquée par l'acide urique.

Excipients à effet notoire

Ce médicament contient des parahydroxybenzoates (E216 et E218) et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées), et exceptionnellement, des bronchospasmes.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon de 1 ml, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

VINCRISTINE (SULFATE DE) 1 mg /ml - ONCOVIN 1 mg, solution injectable.

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Faible

Présentation : 1 flacon(s) en verre de 1 ml

Prix : 12.40

Taux de remboursement : 100%

Titulaire : EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS